VI. ID. MAIAS P CCCC LVI
Probatiùs peut donc avoir le sens de canonisé et désigner ici un saint Évêque martyr.
m. — AGHVLLA.
Parmi les villes libres de TAfrique, Pline compte celle d'Acola -, qui fut, plus tard, comprise parmi celles de l^ province Byzacène. Ptolémée la nomme Achola ; Melo Tap^ pelle AchoUa ; Hirtius écrit Achilla ^. Son nom a été écri^
^ Corpus. VIII. n. 9286.
2 Hist. nat. Lib. v. c. 4.
3 Bell. afr. 33. cf. Stadianne, Strabon, Appien, Etienne de Hyzanc Tite Lîve. hist. 33. c. 48.
de diverses manières. Pour les grecs, c'est Achylla, Acholla ou Achola. Des anciens auteurs latins écrivent Acilla ; le texte d'une ancienne loi porte Aquilla * ; la table de Peutinger donne Aholla. Des monnaies antiques fournissent, croyons-nous, le vrai nom qui est Achulla ~. La ville était située entre Thapsus et Ruspae. C'est aujourd'hui El Alia, à six ou sept milles de SuUectum, à douze milles de Ruspae. La synonymie de Achulla et de El Alia s'explique par une inscription bilingue qui y a été trouvée ^. On y lit le nom correct de la ville, Achulla. Les ruines confuses d'El Alia couvrent un espace très étendu, entre an monticule, qui portait le castrum, et le rivage où Ton •emarque encore quelques débris d'un quai. Etienne de Byzance dit que AchuUo était une colonie de Malte et une radition locale veut que les habitants d' Achulla se soient 'éfugiés à Malte lors de l'invasion arabe.
RESTITVT. Il figura le cinquante-neuvième sur la liste des Svèques de la Byzacène que Hunéric appela, en 484, à 'assemblée de Carthage, avec les autres Évèques, et qu'il îondamna ensuite à l'exil.
QVINTVS. Il signa la lettre que Etienne, Primat de la Byzacène, et les autres Évèques, réunis en concile, adressèrent, en 641, à l'empereur Constantin, fils d'Héraclius, contre les Monothélites, et dont nous lisons le texte dans les actes du Concile de Latran *.
^ Gniter. p. 512. n. 28.
* MuUer. T. m. p. 76.
' Gesen. mon. p. 319.
* Hard. Conc. Tom. 3. p. 738.