‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienneChapitre 79 sur 181 · LXIX. — LEPTIS-LA-PETITE · texte numérisé non relu

LXIX. — LEPTIS-LA-PETITE

Leptis Minor, autrement Lepti Minus, ou la Petite, est la ville actuelle de Lemta. Pline la compte parmi les villes libres de la province Byzacène* et Hirtius l'appelle une cité libre et franche -. Elle était très ancienne et tous les écrivains de l'histoire romaine en font mention. Elle était située à l'extrémité de la petite Syrte entre Hadrumète et Thapsus et plus loin était Ruspina. Près de Leptis était le monastère appelé de Praecisu, dont fait mention Tabbé Pierre dans le mémoire qu'il présenta à Boniface, au Concile de Carthage de 525 ^.

D'origine phénicienne, ainsi que son nom l'indique, et que Salluste le constate, Leptis était soigneusement fortifiée et possédait, comme Carthage, une triple enceinte. Au temps de Justinien, elle avait encore son importance militaire, puisqu'une loi en fit, avec Capsa, une des deux résidences du duc de la Bvzacène.

Les ruines de la ville sont importantes. Elles couvrent, sur le littoral, au nord-ouest de Lemta, un espace dont la circonférence peut être évaluée à quatre kilomètres. Son mouillage était un des plus vastes et des 'plus sûrs de la côte. On y remarque les restes d'un quai, ceux d'un amphithéâtre de 340 pas de circuit, d'une citadelle nommée El Ksar, et une nécropole chrétienne. Au milieu de celle-ci était un édifice nommé encore l'Église ; les sépultures

1 Hist. nat. v.

« Bell. afr. c. 9.

3 Hard. 2. p. 1087.

étaient généralement recouvertes par des mosaïques avec inscriptions. Nous lisons sur Tune d'elles la date de Tan 562, vingt-neuf ans après la conquête de Bélisaire * ;

Page 1