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II. — PhjsloBOinle générale

L'ensemble du déparlement d'Oran (Tell, Hauts-Plateaux et Sahara) a pour caractéristique une série de montagnes qui se détachent des deux massifs principaux (tellien et saharien), et qui sont séparées les unes des autres par des plaines plus

OU moins vastes. Ces montagnes constituent elles-mêmes des groupes particuliers ayant leur dénomination propre ; parmi celles qui appartiennent à la région tellienne, nous citerons :

1° Le massif des Traras^ entre le littoral et la partie de la Tafna qui court parallèlement à la mer. 11 a pour points culminants ïe Filhaoussen (1,136 mètres), à Test de Nédroma, et Tadjera ou montagne carrée (861 mètres), au sud du cap Noé.

2® Le massif volcanique à^ Ain-Temouchentj entre la Tafna et le Rio-Salado, dont les points les plus élevés sont, au sud d*Aïn-Temouchent : le Djebel-Bou-Delsen (635 mètres) et le Djebel-el-Oubar (645 mètres), près le village d*Arlal ; le Seha'-Chiourk (602 mètres), au nord-est de Remchi.

3*^ Le massif d'Oran, entre FOued-Hela, qui fait suite au Bio-Salado, et Oran, au nord du lac Salé. Ses plus hauts sommets sont: le Djebel-Ketef (256 mètres), à Textrémité occidentale du lac ; le Djebel-Miaïla (395 mètres), à Test du cap Figalo ; le Djebel-Nouim (424 mètres), au sud du cap Sigali ; le Pic-du-Tombeau (464 mètres), qui domine, à Test, la forêt de Msila ; VObseiwatoire (589 mètres), au nord du Pic-du-Tombeau.

4^ Le massif des Beni^Snouss, ayant pour points culminants, au sud de Gar Rouban , le Ras-Ashfour (1 ,589 mètres) et le Djebel-Tnouchji (1,842 mètres).

5® Les massifs de Tlemcen, prolongement de celui des Beni-Snouss, dont les pics les plus élevés sont, entre Tlemcen et Sebdou et du nord au sud : le Nador (1,579 mètres) et le Djebel-Kouabet(i ,62 1 mètres) .

6^ Le massif de Tessala, qui se soude au précédent, au nord-ouest de Sidi-Bel-Abbès. Son point le plus élevé est le Djebel-Tessala (1,061 mètres). Il se prolonge vers Saint-Denisdu-Sig par le Djebel-Bou-Anèche (928 mètres), au nord de Bel-Abbès et le Djebel-Kerma (949 mètres) .

7^ Le massif du Dahra, dont les points les plus élevés sont : le Sidi-Saïd (777 mètres), entre Nekmaria et Renault; le Djebel-Tachta (ISO mètres), entre Renault et le cap Kramis;

lekd Ilallouda (819 mètres), à Test du Tachta ; le Bac k (845 mètres), au nord-est de Tîle Colombi; le Djebel-Beni" Messaoud (747 mètres), à louest de Ténès.

Dans la région des Hauts-Plateaux, en allant de louest au nord-est, d'El-Aricha à Frendah, on trouve :

Le Djebel'Mekaïdou (1,470 mètres) et le Djebel-Ouazenne (1,440 mètres), au nord-est d'El-Aricha; le Djebel-Harcouz (1,500 mètres), à lest de Frenda, et le Djebel-Chemakr (1,530 mètres), au sud-est de Tiaret.

Au sud des chotts Rarbi et Chergui, en partant de Mécheria : le Djebel-Antar (1,700 mètres), au sud-ouest de Mécheria; le Djebel-el-Biod (1,521 mètres), au sud-ouest de Géryville; Garet-^l'Krachaoua(\y269 mètres), au nord-est de Géryville; le Djebel'Sidi'Okba (iyliO mètres), au nord-est d'Aflou, et enfin, le Djebel-Gourou (1,706 mètres), au nord-est d'Aflou.

Dans le massif des Ksours, au sud-ouest d*aîr-Sefra, dans la direction de Moghar et de Tiout, le Djebel-Mzi (^iy^OO met.).

Dans le massif saharien^en partant d'Aïn-Sefra et en se dirigeant, do S. E. au N.E., dans la direction du Djebel-Amour: le Djebel'Mekter au S. d'Aïn-Sefra ; le DjebeUBram, au S. de Chellala; le I);e6e/-fioM-iVoMA:to (1,179 met.), au S. 0. de Géryville; le Djebel-Tomla (1,969 met.), dans \e Djebel -Amour et le Djebel'Merkeb (1,494 met.), au N.-O. d*Aïn-Madlii.

La partie nord du département est traversée, de Test à l'ouest, par une série de plaines, pour la plupart salifères, dont les unes sont contiguës aux montagnes de la zone maritime et dont les autres en sont séparées par des massifs plus ou moins hauts. Nous citerons, comme les plus remarquables :

h^ plaine de Zeydour, dans le voisinage d'Aïn-Temouchent ;

La plaine des Andalouses, au nord-ouest d'Oran ;

LdL plaine d'Oran, coupée par le « lac Salé » d'Oran;

La plaine de la M'iéta^ au sud^ouest du lac Salé ;

La plaine du Tlélat\ qui doit son nom à un oued; un barrage établi en amont de la petite ville de Saititc-Barbe-dn- Tlélat et contenant environ 700,000 mètres cubes d'eau, permet d'irriguer de nombreux jardins et des champs dans

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une zone irrigable de 10,000 hectares ; malheureusement il ne se remplit pas tous les ans et près d*un tiers de Teau se perd entre le barrage et la plaine ;

La plaine du Sig traversée dans sa partie sud par le chemin de fer d*Alger à Oran, et abondamment irriguée par les eaux de TOued-Sig ( F. ce nom) ;

La plaine de VHàbra^ entre Perrégaux et la mer, et qui prolonge, au nord, celle du Sig ; on y rencontré les beaux domaines agricoles de Débrousseville et de la Ferme-Blanche ;

La plaine occidentale du Chélif;e\le s'étend de la MiBa,quî arrose le territoire de Relizane, aux approches d'OrlëansviUe ;

I^a plaine de la Mékerra, dont le centre est à peu près marqué par Sidi-bel-Abbès ;

h3i plaine d'EgrisSf au-dessous de Mascara et qui se prolonge dans la direction du sud-ouest par celle de Traria.

Ces plaines, arides naguère, sont aujourd'hui Uvrées à Tagriculture et sillonnées de routes que jalonnent de riches villages : presque toutes traversées par les chemins de fer du Tlélat à Ras-el-Ma et d'Arzeu à Saïda. Quelques-unes, celles du Sig, de THabra, du basChélif et de la Hékerra,sont particulièrement fertiles : elles doivent l'abondance de leurs produits aux irrigations permanentes que leur assurent les barragesréservoirs ou de dérivation construits sur les rivières dont elles portent le nom (F. ch. m);

La partie du Dahra qui est comprise dans le département d'Oran et s'étend du sud au nord entre le Chélif et la mer a, dans son ensemble, un aspect des pluspitorresques. Le sol, très tourmenté, offre une succession de ravins, de crêtes rocheuses et de plateaux qui constituent un pays à part, en harmonie avec les mœurs et les besoins des populations kabyles qui Thabitent. L'olivier, le chêne-hège et le pin y abondent ; les vergers, en nombre infini où abondent les figuiers, sont tous entretenus avec beaucoup de soins.

La colonisation européenne s'implante peu à peu dans cette région où l'eau courante est rare, mais où les plis de terrain renferment des sources nombreuses. C'est ainsi qu'à partir

de Mazouna, Tancienne capitale du Dahra, on a créëje long ou près de la route qui relie cette ville à Hostaganem, les villages de RenaultyNekmaria» Gassaigne, Bosquet, Aïn-Ouillis et Lapassét qui sont en pleine prospérité.

Les Hauts-Plateaux s'étendent entre le Tell et le Sahara : leur aspect le plus général est celui d'une plaine sableuse, à ondulations très légères. Pas d*eaux courantes ; de loin en loin, des genévriers rabougris, quelques plantes presque rampantes parmi lesquelles dominent le faux fenouil et le thym, puis d'immenses étendues peuplées d'alfa ; ici et là, à des distances souvent considérables, un puits ou des sources pour la plupart marécageuses. Par un singulier contraste, on trouve, cependant, aux approches des chotts, certains oiseaux d'une rare beauté.

Quant à la région saharienne du département, elle a été décrite en peu de lignes parle général de Colomb, un des hommes qui la connaissent le mieux : « Au sud de Géry ville s'étend une immense zone entièrement dépourvue d'eau et inhabitable pour les Nomades, autrement que pendant les hivers pluvieux ; c'est le véritable Sahara de la province d'Oran, le pays de la soif, le désert par excellence, abandonné d'une manière absolue par l'homme, pendant neuf mois de l'année, aux gazelles et aux antilopes que Dieu semble avoir créés exprès pour brouter la végétation des sables et pour vivre sans boire sous le soleil foudroyant de ces latitudes. » 1 On trouvera plus loin (chap. xni) le nom des oasis disséminées dans la partie saharienne du département ; mais nous devons dire dès à présent que l'une d'elles, celle d' Aïn-Sefra, est, depuis 1897, le chef-lieu d'une subdivision militaire. La garnison,qui y réside à poste fixe, sert d'avant-garde à celles de Géryville, de Mécheria et de Saïda.

En certaines parties du Tell, dans les plaines et sur le flanc des montagnes, le sol est couvert d'arbres et de broussailles, dont l'ensemble constitue de véritables forêts. Hais c'est dans la zone des Hauts-Plateaux que se trouvent les principaux massifs. La superncie des forêts domaniales et communales

est évaluée à 498,554 hectares. Les essences dominantes sont le chône-liège (6,725 hectares); le chêne vert (66,104 hectares); le pin d'Alep (175,840 hectares) ; le thuya (62,192 hectares); enfin 125,448 hectares sont peuplés d'essences diverses. Le chêne-zéen et le cèdre font défaut; le thuya, qui couvrait autrefois des espaces considérables, tend à disparaître : les plus beaux massifs, ceux qui bordaient la route de Perrégaux à Saïda entre Thiersville et Franchetti, ont été ravagés par le feu. Le peu qui reste est à peine exploitable.

Les principables forêts sont situées : à Touest de Tiaret. 10,092 hectares ; au nord et à Touest de Frenda, 85,000 hectares; à Test de Ste-Barbe-du-Tléiat, 9,000 hectares; au sud-est et au sud-ouest de Mascara, 25,074 hectares ; à Test de Sidi-bel-Abbès, 6,512 hectares; au nord-est de Sidi-Aliben-Youb (Chanzy), 11,159 hectares. Entre Daya et Saïda, par groupes séparés, 52,000 hectares; au nord-ouest et au sud de Daya, 66,387 hectares ; au sud-ouest de Tlemcen, 7,980 hectares; àTouestet ausuddeSebdou, 12,668 hectares.

Comme renseignements complémentaires, nous indiquons ciaprès Taltitude barométrique d*un certain nombre de localités.

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