‹ Géographie de l'AlgérieChapitre 23 sur 51 · ALTITUDES · texte numérisé non relu

ALTITUDES

Région maritime Région montagneuse

et plaines. et Hauts-Plateaux.

met. met.

Mostagancm 105 Tiarel 1,085

Aizew (Gare). . . 1,45 Mascara 588

Oran {Hôp. m.) . . . . 80 Bcl-Abbès 490

Cap Falcon 78,2 La Moricièrc 725

Nemours 4 Tlemcen 684

Bosquet 278 Terni 1,250

Relizane 79 Sebdou 958

Perrégaux 42 Magenta 927

Saint-Denis-du-bijj . . . 55,66 Daya 1,150

Le TIélat 158 Saïda 867

Aïn-Temouclicul . ... 247 Tafaroua 1,140

Aïn-Khial 453 Mécheria 1,170

Pont de risser *250,8 Frenda 1,031

Uemchi 235 Géryville 1,305

Aflou . ....... 1,320

UTTORAL, COURS D'EAU. 77

Ces cotes sont prises, partie dans les bulletins du service météorologique y partie dans les bulletins des comices agricoles ; d'autres ont été relevées par les ponts et chaussées {chemins de fer); elles ne concordent pas toutes avec celles portées sur les cartes de Tétat-major.

Le point extrême de l'Algérie sur la côte de l'ouest est déterminé par VOued'KiBs (ou Oued'Adjeroud)y qui se jette dans la mer à l'ouest du cap Milonia et au nord-ouest d'EI- Kalaâ, ville du Maroc. De l'embouchure de cette rivière au cap Milonia, qui forme un point très avancé, la côte se dirige vers le nord, puis elle s'infléchit vers le sud et, bordée de falaises, se prolonge presque en ligne droite vers l'est, jusqu'à Nemours. Là, elle se courbe et forme une petite anse très ouverte à l'exposition directe du nord et qu'on désigne sous le nom de Port-de-Nemours ; abri nul, mais bonne plage de débarquement ; station de cabotage et de pêche fréquentée par les balancelles espagnoles.

A partir de Nemours, la côte remonte, en se creusant un peu, jusqu'au cap Noe', terre haute et coupée à pic, abritant à l'est une petite anse où les balancelles peuvent se réfugier.

Du cap Noé, à l'embouchure de la Tafna, la côte remonte vers le nord-est en suivant une direction assez uniforme, avec quelques dentelures.

En face de l'embouchure de la Tafna, VUe de Rachgoun (rancienne Acra des Romains], qui semble volcanique, est séparée du continent par un intervalle de deux kilomètres, longue de \ ,000 mètres sur 200 de large, escarpée à pic, elle a 60 mètres d'élévation, de bonnes citernes, et au sud-ouest un petit bassin où les barques peuvent s'abriter.

A Test, et à 7 kilomètres environ de l'embouchure de la Tafna, est le port de Beni-Sa/*, construit par une Compagnie qui exploite de riches mines de fer. Ce port, ayant une superû-

ciede 16 hectares, peut recevoir des navires de 5 à 6 mètres de tirant d*eau.

\ Plus loin, à 15 kilomètres sud-est de I*île de Rachgoun, se trouve le cap Hassa, qu'on distingue à de grandes distances. Entre Tîle et ce cap, la côte est escarpée ; elle se creuse un peu vers le milieu, puis se dirige vers le nord, en inclinant légèrement à Test, jusqu*au cap Figalo, presque à pic.

En continuant vers le nord-est on rencontre le cap Sigalù peu élevé, mais on le reconnaît de bin aux roches blanches inclinées qui le terminent.

Au nord-ouest de ce cap, à la distance de 6 milles (11 kil. 112) de la côte, et à environ 60 kilomètres d*Oran sont les deux Ues Uabiba, séparées par un étroit canal et environnées d*un grand nombre de petites roches. L*île de l'ouest (1,000 mètres de long sur 160 à 700 de large), est échancrée par une crique où les pêcheurs trouvent un abri, tout près d'une petite colonie espagnole. L*eau manque sur Tune et l'autre île, et leur sol, fortement imprégné de sel, n offre pas même une broussaille.

Après le cap Sigali on rencontre le cap Lindlès formé par des terres hautes, puis, à 13 kilomètres à l'est, le cap Falcon, divisé en deux pointes peu éloignées laissant entre elles une petite anfractuosité. — Le cap Lindlès et le cap Falcon sont séparés entre eux par une baie profonde, bordée de plages et de falaises. Vis -à-vis le milieu de cette baie, à 7 kilomètres environ, apparaît Vîle Plane, simple îlot.

VUe Plane f dit le capitaine Bérard, est un rocher qui paraît plat, en effet, vu de loin et quelle que soit d'ailleurs la direction, mais lorsqu'on l'aborde on le trouve très inégal. Elle est entourée de beaucoup d'autres rochers, au milieu desquels on trouve deux petits mouillages où les bateaux peuvent se réfugier.

A partir du cap Falcon, la côte s'incline vers le sud, puis remonte à l'est vers une grosse pointe, appellée « pointe nord t , formant ainsi une baie très grande et très ouverte, bordée de

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sables et de falaises, la baie des Aigtmdes : le duc de Montemai t y débarqua en 1732.

A 2 kilomètres est, environ, est Mers-el-Kébir, dont la baie est entourée de tous côtés par des terres élevées et des rochers.

Cette rade est le meilleur abri de TAlgérie occidentale. — BI. Lieussou en donne la description suivante : c Rade sûre pour 15 vaisseaux, à Tentrée du canal qui sépare l'Afrique de TEspagne. Quais de débarquement abrités. Défense continentale suffisante; défense maritime incomplète. Commandement militaire des côtes de la province d*Oran. Base d'opérations pour la flotte en regard de Gibraltar. Aujourd'hui port de refuge ; dans Tavenir, grand port d'abri et d'agression, arsenal de ravitaillement et de rét^arations : second port militaire de l'Algérie. »

De Mers-el-Kébir, la côte descend vers le sud-est jusqu'à Orarij distance de 5 kilomètres et demi.

Oran est bâtie sur les berges inclinées d'un ravin; son port et sa darse de 28 hectares sont défendus des vents d'ouest et de nord-ouest par la pointe du fort Lamoune, formé par la montagne abrupte sur laquelle les Espagnols ont construit les deux forts de San-Gregorio et de SantOrCruz, Il a été, depuis 1860 et est encore l'objet de travaux considérables : grâce à la grande jetée du large, dirigée de l'ouest à l'est et couvrant une passe d'entrée de 100 mètres de largeur ouverte à l'est, il constitue déjà un abri sûr par tous les temps.

D^Oran au cap Ferrât, on remarque la pointe Canastel^ la pointe de l'Aiguille en face de laquelle se dresse un rocher pyramidal (l'Aiguille) haut de 54 mètres.

Au cap Ferrât, fait de rochers, succède, à 4 kilomètres à l'est, le cap Carbon, — De ce point, la côte descend vers le sud jusqu'à Arzeu, dont la baie a 52 kilomètres d'ouverture. Les bâtiments, même ceux d'un fort tonnage, mouillent en dedans de la jetée, actuellement en construction, longue de 280 mètres.

A partir d'Arzeu, la côte s'enfonce vers le sud-est jusqu'à

LinORAL, COURS D'EAU. 81

Port-atix-PoideSf d'où elle remonte yers le nord, en suivant une ligne courbe, jusqu'à Mostaganem. Le rivage, formé de falaises rocheuses, n'offre aucune crique, il est battu par tous les vents du large, surtout par le nord-ouest. On mouille à 2 kilomètres environ de la ville. Les débarquements sont généralement impossibles en hiver. La situation a été améliorée par la création d'une jetée-débarcadère de 250 mètres de longueur, et l'on projette l'établissement d'un port de 20 hectares.

De Mostaganem au cap Ivi, la côte suit la direction nordest; de ce cap, peu élevé, le littoral remonte, toujours au nord-est, plus ou moins dentelé et bordé de falaises, jusqu'au cap KhamiSy à l'est duquel se jette VOued-Aberri, limite avec le département d'Alger.

Les principales rivières du Tell sont, en allant de l'ouest à l'est :

VOued'KisSy qui se jette dans la mer, à 27 kilomètres sud-ouest du cap Milonia et dont l'embouchure sépare sur la frontière du nord, le Maroc de l'Algérie;

La Tafna, célèbre par le traité conclu sur ses bords, le 50 mai i 837, entre Bugeaud et Abd-el-Kader, prend sa source dans le pâté montagneux qui domine Sebdou, se dirige vers l'ouest par une ligne courbe, puis vers le nord-ouest, puis vers le nord, enfin vers le nord-est et va se jeter dans la mer en face de l'île de Rachgoun. Cours 146 kilomètres. Abondante pendant une bonne moitié de l'année, elle ne roule jamais moins de 500 litres par seconde. Divers barrages doivent être établis sur son cours : dans la gorge du Kef ; à Tameksalet;àHammam-bou-Ghara (14,256,000 mètres cubes, pour 10,500 hectares); à Remchi; à Tahouaret.

Elle reçoit sur sa gauche ïOued Mouïla, qui prend sa source dans le Maroc, s y grossit du fameux Isly et passe à l'ouest et au nord de Lalla-Maghmia ; sur sa droite, elle reçoit YOaed-User, Celui-ci commence par de belles sources, reçoit des torrents descendus de gracieuses montagnes, arrose le

superbe bassin, de Lamoricière chez les Oulad-Himoun, et tombe par une cascade de 12 mètres. On projette sur son cours, près du pont de Tisser, un barrage-réservoir de 2,500,000 mètres cubes, et sur celui de son affluent la Meffrouch (Saf-Saf ou Sikkak), un de 7,800,000 qui, construit juste au-dessus des fameuses cascades d*El-Ourit, approvisionnerait la ville voisine, Tlemcen, et servirait à Tirrigation de 4,500 hectares ;

Le RuhSalado (70 kilomètres), qui arrose la région fertile d*Âïn-Temouchent et se jette dans la mer entre le cap Hassa et le cap Fugali ;

La Macta, formée de deux rivières, le Sig et VUabra :

Le Sig (215 kilomètres) prend sa source à la lisière des Hauts-Plateaux, au sud-ouest de Daya. Sous le nom de Mékerra, il baigne la plaine de Sidi-bel-Abbès, s'incline ensuite à Test, se dirige vers le nord, traverse la plaine à laquelle il a donné son nom et se jette dans les marais de la Macta.

A 5 kilomètres en amont deSaint-Denis-du-Sig, àsonentrée dans la grande plaine, une digue le fait refluer en un réservoir de plus de 3,275,000 mètres cubes d*eau. Ce barrage ayant été en partie envasé, on en a construit un autre à 22 kilomètres en amont, au lieu dit les Grands Cheurfa^ de la contenance de 17 à 18 millions de mètres cubes;

VHabra (255 kilomètres) se forme dans la vallée des Trois-Rivières par la rencontre de VOued-Taria (grossi de VOued'Saïda et VOued-Fekan), de YOued-Houanet et de VOued'MelrHr. Sous le nom d'Oued-el-Hammam il se dirige vers le nord en traversant le territoire des Chéragas, reçoit sur sa rive droite V Oued-Fer goug et YOued-Tezou et prend alors le nom d'Habra, sous lequel il se jette dans les marais de la Macta. A 11 kilomètres sud de Perrégaux, et au-dessous de la réunion de VOtted-el-Hammam et de V Oued-Fer goug, la Compagnie Franco-Algérienne avait construit un barrage colossal pouvant arrêter 14 millions de mètres cubes d'eau. En 1881 (14 décembre), à la suite de pluies torrentielles, ce barrage se rompit et les eaux envahirent la plaine.Deux cents per-

sonnes périrent ; les dégâts matériels furent immenses, mais furent immédiatement réparés.

Le Sig et VHabra se rencontrent k leur sortie des marais et forment ainsi la Macta^ qui se jette dans la mer entre Arzeu et Hostaganem ;

Enfin, le Chélif, qui a sa source, ses principaux affluents et son embouchure dans la province d*Oran, mais qui, pour la plus grande partie de son parcours, appaitient à la province d'Alger.

Les principales, rivières qu'il reçoit dans son cours inférieur et qui arrosent du sud au nord la partie est du territoire oranais, sont TOued-Riou, FOued-Djidiouïa, la Mina:

1® VOued'Riou (150 kilomètres) prend sa source au nordest de Tiaret, dans le massif de TOuarsenis, coule d'abord de Test à Touest, se dirige ensuite vei*s le nord, passe près d*Ammi-Houssa, au nord et à 25 kilomètres duquel il se jetw dans le Chélif. On l'a dérivé pour l'irrigation de 7,000 hectares sur les territoires d'El-Alef, Inkermanu et Saint-Aimé. Éttage 140 litres par seconde: eaux moyennes 1,094; grandes crues 500 mètres cubes.

2" VOued-Djidiouîa (120 kilomètres), descend du Djebel- SefTalou, au nord de Tiaret, se dirige au nord-ouest sous le nom de Oued-Menasfa, jusqu'à Zamora, descend ensuite vers le nord et se perd dans le Chélif, à 6 kilomètres à l'ouest de VOued-Riou, Barrage-réservoir près de Saint- Aimé pour l'irrigation 2,508 hectares. Débit d'étiage 30 litres par seconde, débit moyen 100 litres, grandes crues 48 mètres cubes par seconde.

3® La Mina (200 kilomètres). Elle prend sa source à la lisière des Hauts-Plateaux, au sud de Tiaret, forme la charmante cascade de 42 mètres appelée Saut-de-Houraraj coule d'abord du sud au nord, incline au nord-ouest, descend ensuite vers le nord, passe à Relizane dont elle irrigue le territoire à l'aide d'un barrage de dérivation, et se joint au Chélif à 13 kilomètres au-dessous de Sidi-bel-Hacel. Il est question de la barrer dans la gorge de Mechéra-Sfa pour oblo-

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nir un réservoir de 14,500,000 litres. Elle reçoit sur sa gauclie la jolie rivière de VOued-el-Abd, d'un débit de 500 litres par seconde à Tétiage, et qu'on veut barrer entre Bou-Noual et Fortassaice réservoir pourra contenir Ténorme volume de 22,600,000 mètres cubes. La Mina roule à Fétiage 600 litres par seconde, i>900 aux eaux ordinaires et 1,000 mètres cubes en grande crue.

Le Sahara est sillonné du nord au sud par quatre cours d'eau principaux, YOued-el-Namous, VOued-d^Kébir, VOued- Seggueur et VOued-Zergoun qui, sous l'action des pluies, se transforment en quelques heures en gros torrents; mais pendant l'été, chacun de ces oueds n'est, à sa sortie des montagnes, « qu'une longue traînée de sable et de gravier brûlant, qu'une large dépression du terrain, dans laquelle le passage annuel des eaux pluviales et des alluvions qu'elles entraînent donne seulement la vie à une végétation plus vigoureuse et plus verte que celle des plateaux voisins. »

Lacs et Ghotts. — Les eaux pluviales et celles des oueds forment quelquefois des nappes permanentes, qu'on désigne sous le nom de lacs ; sur certains points, elles se réunissent dans des bas-fonds salins et marécageux d'une nature particulière, appelés chotU dans l'ouest, et sebkras dans l'est. Il existe dans la province d'Oran trois lacs et deux chotts :

1<^ Le lac salé de Sidi-Bouzian^ à 52 kilomètres est de Mostaganem, à proximité du chemin de fer d'Alger à Oran (1,691 hectares).

2** Le lac d'Oran, Il est situé au sud d'Oran, entre Bourlélis et Yalmy, au nord, et la plaine de H'iéta, au sud, et mesure 10 kilomètres de large sur 40 kilomètres de long. Il est alimenté par les eaux pluviales et par les infiltrations qui sourdent sur son périmètre après avoir traversé les bases imprégnées de sel des montagnes qui l'entourent. En hiver, ses eaux n'ont pas plus de 50 à 40 centimètres de hauteur; elles se vaporisent en été, mais la croûte de sel qui cristallise

est trop faible pour qu*elle puisse être exploitée avec profit.

3*» Le lac d'Arzeu; situé à 14 kilomètres sud du port d*Arzew et à 45 mètres environ au-dessus du niveau de la mer. Il a la forme d'un long boyau à peu près rectangulaire, dirigé du nord-est au sud-ouest et a 12 kilomètres de long sur 2 kilomètres et demi de large. En hiver, il ne renferme que de Teau salée, qui s*étend sur une partie seulement de la surface ; en été Tévaporation amène le dépôt d'une couche de sel dont répaisseur augmente jusqu'à la saison des pluies. La profondeur d'eau va en augmentant des bords du lac vers le milieu; l'épaisseur de la couche de sel croît également en s'éloignant des bords. Cette immense saline est exploitée par une Compagnie particulière.

4® Le chott El'Karhi est une grande et profonde dépression qui a 72 kilomètres environ de longueur sur 8 kilomètres de largeur moyenne. Il est situé dans la partie occidentale du Sahara algérien, et se trouve coupé en deux parties à peu près égales par la limite fictive qui sépare le Maroc de l'Algérie. 11 renferme en hiver, en divers points de sa surface, de petites flaques d*eau saumâtre qui se dessèchent en été et abandonnent une croûte très mince de sel marin. On y descend par des rampes assez difficiles. Le fond en est formé par des sables qui, poussés par les vents, ont produit de petites dunes couvertes d'une végétation très propre à l'alimentation des chameaux.

5* Le chott El'Chergui est une grande dépression qui a 120 kilomètres environ de longueur sur 10 kilomètres de largeur moyenne; il est situé au nord-est du chott El-R'arbi, dont il est séparé par une distance de 40 kilomètres. Les puits qui sont creusés sur ses bords donnent de l'eau abondante, mais d'un goût sulfureux très prononcé. Ce chott est assez difficile à traverser, et les gués deviennent même impraticables en temps de pluie : il présente un fond de sable quartzeux recouvert, en général, d'une faible nappe d'eau saumâtre qui se dessèche en été et abandonne un mince dépôt de sel. Le chemin de fer qui relie Arzeu à Aïn-Sefra

traverse ce dernier chott au delà du Kreider, sur une longueur de 800 mètres environ.

I¥. ~ Climat.

Les travaux de dessèchement et les plantations d*arbres ont, peu à peu, heureusement modifié le climat qui, en certaines parties des basses terres était meurtrier pour les Européens. Aujourd'hui, les foyers d*infection paludéenne ont disparu; le sol est presque partout assaini et, à de rares exceptions près, le pays, dans toute son étendue, jouit d'une incontestable salubrité.

La température est un peu plus élevée dans la région maritime du département que dans la zone maritime des autres provinces : cela tient à la diflerence de latitude. La température y a pour extrêmes 2 degrés au-dessous de zéro et 30 degrés au-dessus, la moyenne étant de 17^,5.

Le climat des contrées montagneuses du Tell est un peu plus chaud que le précédent, mais il est aussi plus froid : les minima y sont de 5 degrés au-dessous de zéro et les maxima de 30 degrés au-dessus; la température moyenne est de 16<»,5.

Sur les Hauts-Plateaux, le thermomètre descend souvent à 6 ou 7 degrés au-dessous de zéro et s'y élève à 37 ou 38 : température moyenne, 19 degrés. Pendant la saison d'hiver, le sol est quelquefois couvert de neige.

Dans le Sahara, le froid est très vif, de novembre à mars ; pendant cip \ mois, de juin à novembre, la chaleur est insupportable. Les températures varient de 6 degrés au-dessous de zéro à 45 au-dessus.

La quantité annuelle d'eaux pluviales varie suivant les régions et les expositions. La moyenne est de 500 millimètres dans la région comprise entre Oran et Aïn-Temouchent ; elle est de 700 millimètres dans l'arrondissement de Tlemcen, de 50^ millimètres dans l'arrondissement d'Oran, de 463 millimètres dans l'arrondissement de Mostaganem, de 651 dans •îelui de Mascara et de 402 dans celui de Sidi-bel-Abbès.

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