XI., — Industrie, mlnca, aoiarccs minérales
Le nombre des établissements industriels augmente progressivement, avec les besoins de la population et les exigences du commerce. On compte dans le département d'Oran : 105 minoteries ou meuneries, dont 56 à vapeur; 10 fabriques de pâtes alimentaires;
9 brasseries; 52 fabriques de crin végétal; 8 moulins à huile;
10 fabriques de poissons salés; 115 fabriques de tapis indigènes; 59 tuileries, poteries et briqueteries; 40 fabricants de tabac; 12 tanneries; 9 papeteries; 54 plâtreries; etc. Le nombre total des établissements à vapeur est de 204, pourvus de 224 appareils. — Let principaux centres de production sont : Oran, Mascara, Bel-Abbès, Mostaganem et Tlemcen. Les Indigènes ne fabriquent guère que des objets de première nécessité : burnous, tapis, couvertures, etc. Tlemcen est cependant le siège d'industries spéciales, telles que la tannerie, la cordonnerie et la sellerie de luxe.
L'usine la plus importante est celle établie par la Compagnie Franco-Algérienne à Ain-el-Hadjar, où il s'est fornàé un village qui a reçu le nom de Parmentier (11 kil. S. de Saïda) pour le triage et la compression de Talfa. Elle se compose de deux bâtiments contigus : dans le premier, sont huit machines à vapeur fixes, dans le second, un certain nombre de presses hydrauliques verticales, qui travaillent jusqu'à près de 200 atmos]>hères ; les machines actionnent les pompes qui transmettent la pression par des conduits souterrains. Cette usine occupe de 1,000 à 1,200 ouvriers et ouvrières, presque tous espagnols. Perrégaux possède un établissement analogue.
Le nombre des bateaux armés à la pèche est de 500 : le produit de la pêche est de 1,500,000 kilog. pour l'allache et la sardine, et de 950,000 kilog. pour les autres poissons.
Parmi les gites minéraux nous citerons comme les plus importants : les mines de plomb argentifère de Gar-Rouban (c. m. de Lalla-Maghrnia), Madrag, Nedromah, Oran et Tlemcen; les mines de cuivre de Madrag, Oran et Tlemcen ; les mines de fer de Camerata (c. m. d'Aïn-Temouchent), Franchetti, Kléber, Madrag. Mefessour, Oran et Tlemcen, le zinc et plomb de Mazis (c. m. de Lalla-Maghrnia), Fillaucen (c, de Nedromah), Bab-Mteurba (c. m. de Remchi), Djebel-
Masser (c. m. de Marnia et de Nédromah), Vantimoine de Tlemcen. n existe des ardoisières aux environs d'Oran, du sel gemme à Aïn-Kialy du soufre à Mazouna, des phosphates de chaux à Nédromah.
Trois lources de pétrole ont été découvertes dans le Dahra, le long de la rive dr. du Ghélif. Ces sources, distantes d'environ 12 kil. les unes des autres, sont situées, Tune chez les OuledSidi- Brahimy Tautre chez les Beni-Zinthis et la troisième chez les Beni- Zéroual. Elles sont peu importantes par elles-mêmes, mais pourraient le devenir, si, comme semble le croire le service des mines, elles indiquent Texistence d*une nappe pétrolifère sous-jacente.
Le départ, possède de nombreuses carrières; il en est deux, celles de marbre onyx translucide, qui sont renommées. Elles sont situées. Tune près du village de Pont-de-risser, à Atn-Tekbalet, à 50 kil. N.-N.-E. de Tlemcen, Tautre près du marabout de Sidi- Brahim, à 12 kil. S.-O. de Nemours. — La carrière du Djebel- Orousse, à 10 kil. 0. d*Arzew, fournit un marbre couleur de chair à grains très fins ; celle de Djouanif, à TO. de Rachgoun, un marbre rose veiné. — On trouve le porphyre dans la com. d*Oran ; il existe aussi des carrières de marbre rouge dans la com. de Kléber.
On trouve des oaloaîres hydrauliques (pierres à bâtir) aux environs de Perrégaux, de Saint-Denis-du-Sig, de Ijamoricière et de Tlemcen; des pouzzolanes naturelles, à Aïn-Kial, devant Tembouchure de la Tafna et aux environs de Nemoure; des pierres à plâtre, dans les environs d'Aïn-Kial, de Bel-Abbès, Chanzy, de Perrégaux, de Mascara, de Bou-Tlélis et de Fleurus; des travertins sa^trés, aux environs de Tlemcen et de Sebdou. Citons aussi les carrières de Baudens, Chanzy, Franchetti, Inkermann et Thiersville. La terre à foulon s'exploite à Aïn-Kial, où existe aussi le basalte.
Les sources minérales reconnues sont au nombre de 19. Nous citerons : la source des Bains de la Reine, h 5 kil. N.-O. d'Oran, sur le bord de la mer. Ces eaux, salines et dont la température est de 52^, sont prescrites contre les affections rhumatismales anciennes, Tarlbrile chronique, certaines névralgies et même la goutte (établissement thermal) ; — les sources thermales sulfureuses de Hammambou-Hadjar (53 à 61»), à 14 kil. N.-E. d'Aïn-Temouchent ; — celle de Hammam-boU'Banefia (58<*) à 28 kil. S.-O. de Mascara (hôpitalthermal fréquenté par les habitants de Mascara et par les indigènes) ; — la source des Ouled-Sidi-Ali'ben-Youbf 25® (Chanzy), à 31 kii. S.-S.-O. de Sidi-bel-Abbès ; — les eaux ferrugineuses à'Oued-el-Hammam, c. de Tamzourah; — les eaux thermales d'Aïn-Mano, c. de Saïda; >- et celle de Hammam-bou-K ara (28^), à 12 kil. S.-E. de Lalla-