CIVITAS
Au temps de Grégoire, le mot civitas servait à désigner la ville épiscopale en même temps que le territoire, c'est-à-dire le diocèse de celte ville.
C'est dans l'ancien sens latin, c'est-à-dire dans le sens de territoire, que l'emploie l'évêque de Tours dans les passages suivants :
Clovis envoya son fils Théoderic en Auvergne, per Albigensem et Ruthenam civitatem * .
Il y avait alors au monastère de Randan, en Auvei^ne {civitatis Arvernicae), un prêtre d'une éminente vertu*.
Dans le territoire du château de Tonnerre^ qui appartient à la cité de Langres {ad Lingonensem civitatem) ^
Le roi Chilperic avait placé des gardes au pont de TOrge, dans la cité de Paris {apud pontem Urbiensem, ciritutis Parisiacae) *.
Un certain Ursulf, delà cité de Tours {ex Turonica civitaté)ei du pays d'outre- Loire*
Voici maintenant d'autres exemples tirés de notre auteur, et qui ne sont pas moins probants pour établir l'emploi de
1. Historia Francorum, 1. II, c. xxxvii. — Il nest pas probable, en effet, que l'historien ait voulu dire que Théoderic passa par Albi et Rodez ; son intention a certainement été d'exprimer le passage du prince franc par l'Albigeois et le Rouergue.