‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 10 sur 597 · CIVITAS · texte numérisé non relu

CIVITAS

Au temps de Grégoire, le mot civitas servait à désigner la ville épiscopale en même temps que le territoire, c'est-à-dire le diocèse de celte ville.

C'est dans l'ancien sens latin, c'est-à-dire dans le sens de territoire, que l'emploie l'évêque de Tours dans les passages suivants :

Clovis envoya son fils Théoderic en Auvergne, per Albigensem et Ruthenam civitatem * .

Il y avait alors au monastère de Randan, en Auvei^ne {civitatis Arvernicae), un prêtre d'une éminente vertu*.

Dans le territoire du château de Tonnerre^ qui appartient à la cité de Langres {ad Lingonensem civitatem) ^

Le roi Chilperic avait placé des gardes au pont de TOrge, dans la cité de Paris {apud pontem Urbiensem, ciritutis Parisiacae) *.

Un certain Ursulf, delà cité de Tours {ex Turonica civitaté)ei du pays d'outre- Loire*

Voici maintenant d'autres exemples tirés de notre auteur, et qui ne sont pas moins probants pour établir l'emploi de

1. Historia Francorum, 1. II, c. xxxvii. — Il nest pas probable, en effet, que l'historien ait voulu dire que Théoderic passa par Albi et Rodez ; son intention a certainement été d'exprimer le passage du prince franc par l'Albigeois et le Rouergue.

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