ROYAUME DE GONTRAN
tendre occuper, s'il n'y joignait Soissons, le siège royal du jenne Clotaire. Quoi qu'il en soit, lé traité d'Andclot assura la possession de Meaux et de Senlis * à Childebert, tandis que les pagi de la cité de Chartres qui avaient obéi à Sigebert, c'est-à-dire Châteaudun et Vendôme, ainsi que le tiers du Ressontois, attribué à ce même prince par les anciens partages, étaient définitivement dévolus au roi de Bourgogne.
Gontran, que Frédegonde, après eu avoir délibéré avec les grands du royaume de Soissons, avait institué tuteur du jeune Clotaire dès l'année 584 ^, domina par ce fait sur la totalité des provinces de Rouen et de Tours qui, après avoir appartenu à Cliaribert, étaient ensuite passées au pouvoir de Chilperic^. Malgré les prétentions non équivoques, que nous avons rappelées d'après Grégoire, le roi de Bourgogne ne réussit pas cependant à réunir complètement à ses Etats cette portion du royaume de Paris, encore que les évêques de Rouen et du Mans eussent assisté en 585 au concile de Mâcon; car, en rapportant la tentative qu'un ancien duc de Cbilperic, nommé Beppolen, alors en mésintelligence avec Frédegonde, fit, en 586, pour soumettre Rennes et Angers à la domination de Gontran, Grégoire désigne ces cités comme appartenant à Clotaire II*. A la même époque, la reine Frédegonde, qu'on avait reléguée dans une villa du territoire de Rouen, jouissait encore de la puissance royale dans cette, métropole ^, on, après avoir fait assassiner l'évêque Prétextât au pied des autels, elle empoisonna un seigneur franc qui lui reprocbait ce forfait^. Cependant l'hostilité croissante de la veuve de Cbilperic, la conduite criminelle de cette princesse qui essaya même, en 587, de faire assassiner le roi Gontran^,