‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 108 sur 597 · Historia Francorumy 1. IV, c. xxviii · texte numérisé non relu

Historia Francorumy 1. IV, c. xxviii

3. « Post quod factum, reputantes ejus fratres, quod sua emissione antedictn regina fuerit interfecta, eum de rcgno dejiciunl. i (Ibid.)

4. Ce fait est rapporté dans le traité d*Andelot. (Ibid. y 1. IX, c. xx.)

ROYAUME DE CHILPERIC. i41

aîné Théodebert, Tours, Poitiers et d'autres cités aquitaniques du royaume auslrasien : le jeune prince ravage le Limousin, le Ouercy et les pays voisins. Mais à ce moment Sigebert, entrant en lutte avec l'aide des nations barbares d'au delà du Rhin, dévaste le Parisis, poursuit Chilperic jusqu'à Havelu, au territoire de Chartres, et le contraint à implorer la paix^

La guerre recommença terrible en 575, et cette fois encore l'agresseur fut Chilperic, allié au début de la campagne avec Contran. Sigebert répond au sac du pays rémois par l'occupation de Paris : il fait marcher ses sujets des bords de la Loire contre Théodebert, qui fut tué en Aquitaine, s'empara de toutes les cités de Chilperic situées entre Paris et la Touraine, et s'avança jusqu'à Rouen. 11 reçut ensuite à Paris une ambassade des Francs de Chilperic, jadis soumis à Childebert, c'est-à-dire des Francs de la Deuxième et de la Troisième Lyonnaise, qui, abandonnant leur prince, oflEraient sa couronne au roi d'Austrasie. Sigebert accepta cette proposition et se rendit à Vitry, près d'Arras, où l'armée l'éleva sur le pavois. La cause de Chilperic semblait perdue, et lui-même s'en fut chercher un abri derrière les murs de Tournai; mais un crime le sauva : le vainqueur était tombé, au milieu de son triomphe, sous les coups de deux affîdés de Frédegonde-.

Dès lors, les rôles furent complètement changés : Chilperic pouvait désormais parler en maître. Sigebert ne laissait pour héritier qu'un fils âgé de cinq ans, qui continua de régner sur le royamne que le partage de 561 avait assigné à son père, tandis que Chilperic réunissait à ses Etats Tours, Poitiers' et, semblet-il, tout ce que Sigebert avait possédé du royaume de Charibert. Il rentra aussi en possession de Soissons, sa capitale*; mais il ne s'en contenta pas et, au mépris du traité de 567, il occupa Paris, dont il fit son siège royal. Il songea ensuite à placer sous son autorité la part que Contran avait eue dans la succession de

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