‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 110 sur 597 · Historia Francoi^m, L V, c. xiii; l. VI, c. xii · texte numérisé non relu

Historia Francoi^m, L V, c. xiii; l. VI, c. xii

2. On trouvera, dans les notices consacrées à cliacune de ces cités, le renvoi aux chapitres de Grégoire où sont relatés les faits que nous venons d'énumérer.

3. Pardessus, Diplomata, chariae, etc., t. I, p. Ii9. — Pertz, Diplomata Imperii, 1. 1, p. IL

ROYAUME DE CIIILPERIC. • 143

labbaye de Saint-Fuscien, située dans la banlieue d'Amiens ^ L'assassinat de Chilpcric, en 584, arrêta Taccroissement du royaume de Soissons. Gontran entra alors à Paris, annonça hautement son intention de placer sous sa domination le royaume entier de Charibert, et les grands du royaume de Soissons lui prêtèrent serment, comme au tuteur de Clotaire, fils unique de Chilperîc, âgé de quatre mois seulement*. Cette situation lui permit de recouvrer sans peine toutes les cités qui lui avaient été enlevées depuis 575, et il fit même saisir les villes du royaume de Paris qui, après la mort de Chàribert, étaient passées à Sigebert^- Quant aux cités que le partage de 567 avait attribuées à Chilperic, il importait peu à Gontran de s'en emparer officiellement^ puisqu'il en avait l'administration comme tuteur du jeune roi de Soissons ; cependant la conduite que la mère de ce prince, Frédegonde, tint à son égard le porta bientôt à s'annexer définitivement celles de ces villes qui étaient le plus à sa portée : nous avons montré plus haut que Rennes, le Mans et Angers cessèrent, avant 588, d'être considérées comme appartenant à Clotaire, qui continua néanmoins à dominer sur Rouen et Bayeux, sans doute aussi sur Coutances, Lisieux et Evreux, et enfin sur les cités qui formaient en 561 le second royaume de Soissons. La rupture entre Gontran et Frédegonde s^accusa plus nettemenl encore en 587, lors de la conclusion du traité d'Andolot, lequel assurait à Childebert II la succession du roi de Bourgogne, au préjudice de Clotaire. Celui-ci occupait en 584, dans l'affection de son oncle, une place au moins égale à celle que le roi de Bourgogne marquait à son cousin, de sorte que l'évêque de Tours avait pu représenter Gontran comme un père ayant sous lui deux fils, c'est-à-dire ses neveux adoptés par lui; mais bientôt Contran parut cesser de voir dans le fils de Frédegonde un rejeton du sang mérovingien. Si le roi de Bourgogne consentait parfois

t. Vita sanctiEb)iilfi^abbatis Bellovacensis, c. v, apud Mabillon {Acia SS. ord. 5. Benedicti, saec. I, p. 367).

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