‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 111 sur 597 · Historia Francorum, 1. VII, c. vi et vu · texte numérisé non relu

Historia Francorum, 1. VII, c. vi et vu

3. Ces cités étaient possédées depuis neuf ans par Chilperic; cependant il fallut employer la force contre les Poitevins, qui voulaient se donner à Childebert, fils de Sigobert. (Ibid,, I. Vil, c. xiii.)

Ui . LA GAULE AU SIXIÈME SIÈCLE.

à recevoir les envoyés du roi de Soissons, ce qui scandalisait fort Childebert, c'était pour ménager la paix entre les deux cousins. « Je donnerai à Clotaire, disait-il, si je le reconnais pour mon neveu, deux ou trois cités dans quelque partie de mon royaume, afin qu'il n'ait pas l'air d'en être déshérité. » Les intérêts du jeune prince furent même si complètement abandonnés par son tuteur, que la ville de Soissons cessa de lui obéir et devint en 589 l'une des villes les plus dévouées au roi d'Austrasie*. La perte de cette capitale fit sans doute transférer le siège royal à Tournai, où nous avons déjà vu siéger Chilperic au temps de ses malheurs et où nous retrouvons la reine Frédégonde en 591 ^.

Aussitôt après la mort du roi de Bourgogne (593), Childebert, son successeur, dut marcher contre Frédégonde et Clotaire, qui, profitant sans doute de l'éloignement momentané du roi d'Austrasie occupé à recueillir l'héritage de Gontran, avaient envahi le Soissonnais. Les Austrasiens, sous la conduite du duc di* Champagne, Winlrion, et de Gondoald, ravagent alors ce pays, où ils essuient une sanglante défaite, tandis que les vainqueurs s'avancent jusqu'à Reims, pour s'en retourner ensuite dans lu cité de Soissons, chargés de butin'.

La paix fut rompue une seconde fois, en 596, à la suite du décès de Childebert. Frédégonde et Clotaire s'emparèrent alors de Paris et d'autres cités voisines des rives de la Seine*, comme Sens, sur le territoire duquel nous retrouvons Clotaire en 600, et Chartres, dont le siège épiscopal fut doimé bientôt après à , saint Bohaire, que l'héritier de Chilperic avait tiré d'une église des environs de Blois pour lui confier les fonctions d'archi-chapelain royaP. Les envahisseurs vainquirent l'armée austrobourguignonne, que les fils du défunt envoyèrent contre eux, et l'on peut croire ainsi qu'ils joignirent à leurs conquêtes le terri-

i. Utstoria Fî'ancoi'um, 1. IX, c. 36.

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