LES FLEUVES ET LES RIVIÈRES
leur rapporte qu'il naviguait tranquillement sur le Scaldis finvhiSy tandis que le roi de Cologue était assassiné dans la forêt de Buehaw, outre Rhin^
La Somme. — Un autre petit fleUve de la région Belgique, la Somme, apparaît pour la première fois chez Grégoire avec le nom qu'il porte encore aujourd'hui, sous la forme Suminay et il y est indiqué comme la limite méridionale des conquêtes du roi franc Clodion, devenu maître de Cambrai dont il fit sa résidence-. Ce nom Surmnay qu'on retrouve aussi sous la variante Somina chez un autre écrivain de la seconde moitié du vi*" siècle^, semble avoir remplacé dans l'onomastique fluviale le vocable Samara que révèle le nom Samarobriva ou mieux Samarabrivaj par lequel César et les documents itinéraires désignent le chef-lieu à^^ Ambiani, l'Amiens moderne*.
La Seine. — Ce fleuve auquel Grégoire conserve le nom de Sequana que les écrivains latins lui donnaient depuis César, la Seine coule à Paris, où ses débordements sont si considérables en Tan 583, qu'ils causent un grand nombre d'accidents (naufragia) entre la Cité et le monastère Saint-Laurent, c'est-à-dire au nord de la ville ^. Il joue un certain rôle au temps de la rivalité de Sigebert et de Chilperic. A cette époque, le premier de ces princes possédait, depuis la mort de Charibert, une portion de la civitas Parisiorunij sans doute celle qui, comprise entre Marne et Seine, fut ensuite connue sous le nom d'archidiaconé de Brie : le groupe principal de ses Etats s'étendait ainsi depuis les contrées d'outre-Rhin jusqu'à la Seine; toutefois le roi d'Austrasie ne put