‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 122 sur 597 · Historia Francorumy 1. II, c. ix · texte numérisé non relu

Historia Francorumy 1. II, c. ix

i, Sigebert sort de Cologne et passe le Rhin pour se promener dans la forêt de Bucliaw où son Gis le fait assassiner. {Ibid.j 1. II, c. XL.)

qui, à la suite du partage de SU , appartenaient aussi à Théode— rie, Taîné des quatre fils de Clovis, comme après 561 à Sigebert, le nouveau roi d'Austrasie, lequel, en 574, combattit Chilperic à Taide des nations barbares et païennes d'outre-Rhin. Celles-ci incendièrent et ravagèrent le Parisis, dont elles réduisirent les habitants en esclavage, en dépit des supplications d'un souverain impuissant à contenir leur fureur, et Grégoire, malgré sa sympathie bien connue pour Sigebert, dont il était le fidèle sujet, ne peut se garder de désigner ses farouches auxiliaires sous le nom d'ennemis [hostes) * .

L'évêque de Tours porta ses pas jusque dans le pays rhénan, quand, en 585, il fit partie de l'ambassade que le roi Contran envoyait à son neveu Childebert, celui-ci habitant alors le château de Coblentz {Confluens)^ qui, dit Crégoire, doit ce nom à la réunion de la Moselle et du Rhin^. La Moselle, Mosella, arrose le territoire de Trêves, et Nicetius, qui occupa le siège épiscopal de cette cité de 527 à 566, faillit périr un jour qu'il traversait cet affluent du Rhin, sans doute sous les murs de Trêves, à l'aide d'un bateau qui heurta une pile de pont^. Cette rivière est navigable avant d'arriver à Metz et elle est notamment fréquentée au \f siècle par les marchands qui font le commerce du sel entre cette ville et Trêves*. Son nom apparaît une quatrième fois dans les écrits de l'évêque de Tours, à propos de la captivité et de l'évasion d'Attale, le petit-fils de Grégoire de Langres^; mais les commentateurs croient qu'il est ici pour le nom de la Meuse (Mosa).

L'Escaut. — Si Grégoire mentionne, eu l'appelant Scaldis^ \i\ petit fleuve que les Français nomment V Escaut et les Allemands die Schelde^ c'est seulement en reproduisant les paroles de Clovis, le roi franc de Tournai, qui, croyant devoir se disculper du meurtre de Sigebert le Boiteux auprès des sujets de ce prince,

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