‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 125 sur 597 · UiUoria Francorum, 1. VJ, c. xxv · texte numérisé non relu

UiUoria Francorum, 1. VJ, c. xxv

continuer à diriger son armée contre Chilpéric, en 574, qu'après avoir obtenu de Contran la permission de passer le fleuve dans la partie qui dépend du royaume de Bourgogne*. Le passage de la Seine, dans ces circonstances, acquiert une importance assez grande pour que Chilpéric implore la paix, et il laisse une impression profonde chez les contemporains, car ils indiquent à Tévêque de Tours la date de certains menus faits advenus dans TAuxerrois, l'Orléanais et le Berry d'après le jour du passage de la Seine par Sigebert ^.

Les deux seules rivières du bassin de la Seine nommées par Tévêque de Tours sont la Marne et TAisne. La Marne, la Matroîia des auteurs classiques, est appelée Materna par Grégoire de Tours et dans presque tous les textes du moyen âge ; les eaux de cet affluent de droite de la Seine se réunissent à ce fleuve à une distance si rapprochée de Paris, que Crégoire leur attribue, aussi bien qu'aux eaux de la Seine, la formidable inondation de 583 qui dévasta les terrains faisant face à la Cité vers le nord^. C'est à cette rivière que Frédegonde confia le corps de son beaufils, Clovis, qu'elle voulait priver d'une sépulture honorable après l'avoir fait périr à la villa royale de Noisy, à quelques lieues à l'est de Paris*. L'Aisne, Axona^ affluent de gauche de l'Oise, qui est elle-même un des affluents de droite de la Seine, figure dans le récit du martyre de saint Louvent ^ ; mais sa mention résulte d'un lapsus évident, carie bienheureux abbé, que Grégoire nous dit avoir été mis à mort sur les rives de l'Aisne, ne termina pas sa vie sur les bords de cette rivière, mais bien sur ceux de la Marne, vers l'emplacement du village actuel de Moëlaius (Haute-Marne) ^

La Vilaine. — C est dans l'Histoire des Francs que nous ti'ouvons la plus ancienne mention connue du nom de la Vilaine,

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