‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 126 sur 597 · Jbid., \. VI, c. xxxvii · texte numérisé non relu

Jbid., \. VI, c. xxxvii

6. Voyez plus loin (chap. IX, § 2} rarlic'c consacré au (ombeau de saint Louvent.

LES Kr.EUVES ET LES UIVIÈHES. LVJ

Vicinonia^ et de son affluent de gauche TOust, Vida. La Vilaine formait dans la seconde moitié du vi"" siècle, si Ton en juge par le récit des expéditions dirigées en 578 et en 590 * contre les Bretons, la limite sud-est du pays occupé par cette nation, et c'est vraisemblablement cette circonstance qui fit détacher de Tévêché de Vannes, devenu breton, la presqu'île de Guérande, dès lors rattachée au diocèse de Nantes-. L'identité de TOust avec VLlda fluvius de Grégoire n'est pas douteuse, car Tarmée de Gontran traversa cette rivière après avoir franchi la Vilaine^; mais il convient de remarquer que Tévéque de Tours eût dû écrire Uldum fluvium plutôt qnUlda?n*.

La Loire , Lige?* , est évidemment le fleuve dont le nom revient le plus fréquemment dans les ouvrages de Grégoire, car Tours est situé sur sa rive gauche. En 580, les pluies abondantes le gonflèrent tellement, qu'il causa les plus grands désastres et qu'il ne forma bientôt plus qu'une seule nappe d'eau avec le Cher^, ce que l'on a vu se reproduire depuis à plusieurs reprises, notamment lors des inondations do Tannée 185r)^. Au Y* siècle ce fleuve servit pendant quelque temps de limite entre les Romains et les Goths''^; il sépara ensuite ce dernier peuple des Francs, et c'est pourquoi Alaric II et Clovis eurent, en Tan oOO, une entrevue dans une île de la Loire, en face d'Amboise®. Grégoire parle de quatre localités qu'il dit être situées sur le ffuvius Lige?'; ce sont: le pagus Dalbiacemisj où il passa le fleuve dans un de ses voyages® et ([u'on doit reconnaître dans

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