LES ALEMANS. 1G
.Majeucc*. Alafiu du siècle suivant, ou les trouve occupant la rive gauloise, et, vers le midi, toute l'IIelvétie devait leur être soumise, car Grégoire place le lieu où s'élève aujourd'hui Saiut-Claude (Jura) « daus les solitudes du Jura qui sépare la Bourgogue de TAUemague, du côté de la cité d'Avenclies^ o; or ce lieu faisait partie de la ci citas Luijdunensium. Cependaut les Alemans de rUelvétie furent bientôt subjugués par les Bourguignons, qui dominaient eu 517 sur le territoire d'Aveuches et même sur celui de Wiudisch {Vindonissa)^ dont Constance dépendait alors ^. On doit certainement voir dans Tasservissement des Alemans méridionaux le contre-coup des désastres qui avaient frappé leurs frères établis sur la partie moyenne du cours du Rhin, dans le voisinage des Francs. Ceux-ci avaient tenté d'envahir le territoire de Cologne occupé par les Francs Ripuaires, et ils avaient été repoussés à Zûlpich {Tulbiacwn) par Sigebert, qui gouvernait alors cette peuplade*, tandis que plus au sud, sur les confins (le la Première Belgique et de la Première Germanie, à Test de la ville de Toul, Clovis, le roi des Francs Saliens, leur infligeait, en 490, une sanglante défaite qui décida leur soumission à ce prince^. Dès lors ils ne jouèrent plus qu'un rôle très-secondaire dans rhistoire de la Gaule, et c'est seulement en 610 qu'ils reparaissent chez les chroniqueurs à propos de l'invasion du territoire d'Avenches, où ils brûlent et ravagent tout, après avoir vaincu les milices transjuranes de Bourgogne, envoyées contre eux par le roi Théoderiç 11®.
i. Zeuss, Die Deutschen und die Nachbarsiàmmey p. 309-310.
2. Vitae Patrum, c. i, § 1. Au § 2, Grégoire dît que le troisiènie des monastères foûdés par saint Lupicin et saint Uomaiu, c'est-à-dire le monastère de Roinainmotier, au diocèse d'Avenches, était situé dans TAllemagne : « in Alamanniae terminum >.