LES BRETONS
placèrent avec ses sujets au milieu de leurs auxiliaires^ L'anuée suivante, les Alaiiis des bords de la Loire furent soumis par le roi goth Thorisraond, fils et successeur de Théoderic, et ce fait est mentionné par Grégoire*.
Britanni^. — L'événement le plus ancien auquel les Bretons se trouvent mêlés dans les récits de Grégoire, est leur lutte contre les Goths, alors gouvernés par Euric, qui les chassent de Bourges après leur avoir infligé un très-grave échec à Déols, en Berry*. Ce fait doit être placé à l'année 4G9; c'est du moins ce qui résulte de la lecture de Jordanès, suivant lequel les Bretons, au nombre de 12000 hommes commandés par le roi Riothime, auraient été appelés par Tempereur Anthemius'^. Mais si le lieu et la date de la défaite des Bretons sont suffisamment connus, grâce àThistorieu des Francs et à celui des Goths, on ne sait rien de positif sur la demeure de ces auxiliaires des Romains. Si Jordanès fait venir Riothime et son armée par mer, c'est évidemment parce qu'il ignorait que les Bretons occupassent de son temps une partie de l'Armorique et qu'il connaissait seulement les Bretous insulaires ; mais son erreur n'est pas douteuse, 'car un écrivain contemporain du désastre de Déols, Sidoine Apollinaire, atteste par ses écrits l'existence en Gaule d'une colonie bretonne ayant pour chef Riothame : c'est le nom que le futur évêque de Clermont donne au chef breton dans une lettre qu'il lui adresse et qui est empreinte de la plus douce familiarité^. Ailleurs, Sidoine parle des Bretons établis sur la Loire d'une façon qui ne