‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 155 sur 597 · Labbe et Cossart, Sacrosancta Concilia, t. IV, col · texte numérisé non relu

Labbe et Cossart, Sacrosancta Concilia, t. IV, col

3. c De altercatione Ursionis Viennensis episcopi, et Elifanti Arelatensis episcopi» lectae sunt epistolae beali Gregorii, Zozimi, et Symmachi, quae definierunt eo quod Viennensis ecclesia quatuor sufïraganeas habere sedes deberet, quibus illaquinta praemineret, et Arelatensis ecclesia novemsuffraganeas habere sedes deberet, quibus ipsa praemineret. De Tarentasia vero, et Ebreduno, sive Aquis, legatio facta est ad sedem aposto» licam, et quicquid per pontificem romanae ecclesiae definitum fuerit, hoc teneatur. > (Labbe et Cossart, Sacrosancta Concilia, t. VII, col. 1059.)

4. La province d'Aix, c'est-à-dire la Seconde Narbonnaise, avait été placée par le pape Zozime (417-418), ainsi que la province de Narbonne même, sous l'autorité du métropolitain d'Arles : c Jussimus autem praecipuam, sicuti semper habuit, metropolitanus

LES PKOVINCES ECCLÉSIASTIQUES. 185

Vienne, qui n'en comptaient pas moins parmi les plus petites des provinces ecclésiastiques de la Gaule. On ne sait pas exactement la suite de cette affaire, mais le testament de Tempereur Charlemagne qui date de 8H, mentionne Embrun et Tarentaise au nombre des églises métropolitaines de l'empire franc, et Ton a ainsi la preuve que les réclamations des évêques de ces deux sièges eurent un plein succès*. Quant à l'église d'Aix, qui ne figure pas dans le même document, son rétablissement comme siège archiépiscopal date cependant de la première moitié du IX® siècle^:

La Novempopulanie qui, au v^ siècle, se composait de douze cités dont Ëauze était la métropole, existait encore à l'état de province ecclésiastique dans les premières années du vi*" siècle, comme le prouvent la souscription de Clarus, de civitate Elusa metropolitanus ^ au concile d'Agde en 506, et celle de son successeur Leontius, ecclesiae Elusanae metropolitanus episcopus^ au synode qu'on tint à Orléans cinq années plus tard. Le successeur de Leontius, Aspasius, signe encore, en 541 et en 549, au iv* et au V® concile d'Orléans, parmi les évêques métropolitains, conmie le fait aussi Laban, en 573, au synode de Paris ; toutefois la Novempopulanie, par une cause que nous ignorons, et du vivant même de Laban ^, semble avoir été jointe à la province ecclésiastique de Bordeaux : du moins, Bertran, évêqne de cette dernière ville, est formellement désigné par Grégoire de Toui^, à la date de 585, comme le piétropolitain de la province à laquelle appartenait Dax, et Tévêque de Bazas, autre cité de la Novempopulanie, figure aussi au nombre des suffragants de

episcopus Ârelalensium civitatis in ordinandis sâcerdotibus teneat. Viennensem, Narbojoensem Primam et Narbonensem Secundam provincias ad ponlificium suum revocet. » (Labbe et Cossart , ^ocrosanda Concilia, 1. 11, col. 1567.) Nous n'avons pas de date pour Tunion de la province d'Embrun, mais les prélats de cette ville, aussi bien que ceux d'Aix, Cgurent toujours parmi les évoques suffragants dans tous les conciles du \T siècle,

1. Les prélats d'Embrun et de Tarentaise sont nommés, en 828, au nombre des métropolitains qui devaient, avec leurs suffragants, composer le concile de Lyon. {Gallia chmtiana, t. III, col. 1066; t. XII, col. 703.)

2. Benoit, évoque d'Aix, avait la qualité de métropolitain en 828. {Gallia christ iana, t. !•% col. 303.)

3. Laban mourut'fort peu de temps après l'événement dont nous allons parler {Historia Francorum, \. VIII, c. xxu.)

Bordeaux*. Le testament de Charleinagne, par l'omissioa du nom d'Eauze dans la liste des églises métropolitaines de l'empire franc, la Chronique de Fontenelle en faisant de Bordeaux, au IX* siècle, la capitale de la Novempopulanie^, apportent deux nouvelles preuves de l'union de la province ecclésiastique d'Ëauze à une province voisine ; cette union ne se prolongea pas d'ailleurs au delà du milieu du ix*" siècle, date à laquelle Tévêque d'Auch paraît comme métropolitain de la Novempopulanie.

Les limites de la Première Narbonnaise subirent d'assez nombreuses variations à l'époque franque. Cette province comprenait au commencement du vi*" siècle les villes de Narbonne, de Toulouse, de Béziers, de Nîmes, de Lodève et d'Uzès qui figurent dans la plus ancienne rédaction de la Notice des cités, et d'Agde qui existait déjà comme siège épiscopal en l'an 506 ; quati'e nouveaux évêchés furent créés au cours du vi® siècle, dans l'étendue de son ressort, à Alais, Maguelonne, Carcassonne et Elne^. Ces onze diocèses ne furent pas néanmoins tous placés sous l'autorité du métropolitain de Narbonne, car il était alors d'usage qu'un souverain, devenu maître d'une ville épiscopale soumise à un métropolitain étranger, la plaçât sous la dépendance du métropolitain de ses Etats avec lequel les communications pouvaient le plus facilement s'établir. C'est ainsi que Toulouse, conquis par les F'rancs en 507, fut rattaché à la province ecclésiastique de Bourges *, comme Uzès, dont Théodebert s'empara en 533 et qu'on plaça peu de temps après sous la métropole d'Arles, lorsque celle-ci eut été cédée aux Francs en 536 par Vitigès^; l'évêché austrasien d' Alais (Arisitum), démembré de

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