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Gallia chriitiana, t. IV, col

CIVITAS LUGDUNENSIUM. 197

de ce nom qui occupait alors le siège épiscopal d'Avignon. Nous admettons, par conséquent, que Z?/^6?^/;22/m passa immédiatement de la domination bourguignonne sous la domination franque, et que, à l'époque du partage du royaume de Bourgogne entre les trois rois francs (534), il fut compris dans le lot du roi de Paris, Le concile tenu* à Orléans en 549, et où il fut question de l'hôpital que Childebert, de concert avec la reine Ultrogothe, avait établi à^Lyon*, la nomination de saint Nizier (Nicetius), en 551, à l'évêché de cette ville, par le même prince, fournissent des preuves non équivoques de ce fait*. Après la mort de Clotaire I*' (561), Lugdmium fit partie du nouveau royaume d'Orléans ou de Bourgogne. Contran y assembla deux ou peut-être trois synodes^, et l'évêque de Lyon, Priscus, souscrivit, de 573 à 585, à six conciles composés d'évêques soumis à ce prince.

Parmi les lieux consacrés de Lyon que mentionne l'évêque de Tours, un seul, à notre connaissance, était reofermé dans l'enceinte de la ville romaine : c'était la hasilica sanctiJoannis^ dans la crypte de laquelle saint Irénée fut enseveli auprès des martyrs Epipodius et Alexandre * ; ce sanctuaire a fait place depuis lors a l'église Saint-Irénée, qui- a donné son nom à un quartier de Lyon situé sur la rive droite de la Saône, au sud-ouest de l'ancienne cité. Le tombeau de saint Irénée fut violé par les Calvinistes en 1562 et son corps mis en pièces^.

C'est sans doute du même côté de la Saône que reposait une sainte femme dont le tombeau, au dire de Grégoire, s'élevait in suburbano muroi^m urbis LugdunensiSy c'est-à-dire à l'ouest ou

i. < De xenodochio yero, quod piissimus rex Childebertus vel jugalis sua, Ultrogotho reginay in Lugdunensi urbe inspirante domino condiderunt, cujus institutionis ordinem, Tel expensae rationem, petenlibus ipsis, manuum nostraram subscriplione iirmavimus. » (Can. XY concilii Aurelianensis V, apud Labbe et Ck)ssart, Sacrosancta Concilia, t. V, col.* 394.)

2. Vitae Patruffiy 1. VIII, c. m. — Ajoutons que la tradition lyonnaise attribue en outre à Cbildebert la fondation des monastères de Saint-Pierre et de Sainte-Eulalie de Lyon (Gallia christianay t. IV, col. 213).

3. Aux conciles de 567 et de 583 dont les actes nous ont été conservés, il faut joindre sans doute un synode dont Grégoire indique la réunion en 581 (Histùria Francorunif 1. VI, c. I).

i. De gUma martyrum, c. l.

5. Gregorii Turan. Opéra omniay édit. Euinart, col. 780, note ^

i98 LA GAULE AU SIXIÈME SIÈCLE.

au sud de la ville romaine, qui, des deux autres côtés, était fermée par la Saône. On croyait, au vi'' siècle, que les fiévreux et autres malades guérissaient à ce sépulcre *; aussi était-il Tobjet d'un culte qui, sans doute, ne se sera point perpétué, car les pouillés de la fin du moyen âge ne disent pas qu'il existât à Lyon aucun édifice religieux sous Tinvocation de sainte Lucie, nom par lequel Tauteur de la Vie de saint Epipodius désigne cette bienheureuse *.

La basilica sancti Nicetii^ où saint Nizier avait reçu la sépulture en 573, et dont Grégoire parle à plusieurs reprises^, était construite hors de Tenceinte de Lugdunum, entre la Saône et le Rhône. Elle avait été primitivement consacrée aux saints apôtres*, et elle est représentée aujourd'hui par l'église paroissiale de Saint -Nizier, qui, avant la Révolution, avait le titre d'église collégiale.

On ignore remplacement de la crypte funéraire de saint Hélie, évêque de Lyon, mort au milieu du m'' siècle, crypte que Grégoire visita en compagnie de saint Nizier^. On ne connaît pas non plus celui de la basilique de Sainte-Marie dont il est question au chapitre Lxv du livre des Confesseurs. Quant au monasterium Lugdunensey d'où le comte d'Auvergne, Eulalius, enleva une jeune fille qu'il épousa®, cette vague appellation peut désigner un monastère quelconque du vaste diocèse de Lyon, tout aussi bien qu'un couvent de Lyon même.

ATIIANACUS, /ocwA*, apud Liigdunum. — Athanactis est le nom du lieu où plusieurs martyrs lyonnais souflrirent pour la foi chrétienne, et c'est de là, dit Grégoire, que quelques-uns appellent Athanacenses ces martyrs en l'honneur desquels on construisit une vaste basilique [basilica mirae magnitudinis) "'.

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