Jbid., L VIU, c. XII
qui possédait Lyon. Le partage de 561 le donna à Contran, comme le prouve la présence de Tévêque Chélidoine au synode- que ce prince réunit à Lyon en 567. Plus tard, en 581 et en 585, Contran assembla deux conciles à Mâcon, et en 587 * il assignait cette ville pour résidence aux ambassadeurs de Récared, roi des Wisigoths*.
§ 6. — CIVITAS VESONTIENSIUfi.
Besançon ne paraît qu'une seule fois dans les écrits de Crégoire, qui le nomme civitas Vesonticorum} .
Quelle que soit la date de Toccupation première de la civitas Vesontiensium par les Bourguignons, il est certain que ceux-ci la possédaient en 517, lors de la réunion du concile d'Epaone auquel prit part Claudius, évêque de Besançon. Les documents du vi* siècle ne nous apprennent rien relativement au sort de ce territoire à la suite de la conquête de la Bourgogne par les Francs; mais il semble que cette ville fut annexée, dès 524, à l'Austrasie, en même temps que plusieurs des cités bourguignonnes, les plus voisines de ce royaume.
A la mort de Clotaire P' (561), Besançon fut compris dans le nouveau royaume d'Orléans ou de Bourgogne, comme l'atteste la présence de son évêque aux conciles de Lyon (567), de Paris (573), de Mâcon (581).
SANGTORUM FERREOLI ET FERRUCII basilica, in civitate Vesonticorum. — Crégoire mentionne la basilique dédiée à deux frères, Ferreolus et Feî'rucius, et nous apprend que ces martyrs étaient ensevelis dans la crypte de l'édifice *. Ce n'est pas à Besançon même, comme la plupart des lecteurs seraient portés à l'induire des mots civitas Vesonticorum, qu'on doit chercher le lieu illustré par la sépulture des deux saints. La tradition
1. Voyez plus haut, pages 130 et 13i. — Grégoire parle du second de ces conciles dans VHistoria Francorum, 1. VUl, c. xii et xx,