‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 189 sur 597 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

CIVITAS VESONTIENSIUM. 221

bisontine, représentée an xvi« siècle par un littérateur franc-comtois, Gilbert Cousin, de Nozeroy, dit en effet que la basilique fut construite à une demi-lieue de la ville*; on doit donc la reconnaître dans l'église du village de Saint-Fergeux {Sanctus Ferreolus), compris aujourd'hui dans la circonscription communale de Besançon, et situé à un peu plus de 2 kilonaètres à l'ouest de la cité.

[LAUCONNUM, monastermm]. — Grégoire n'a pas jugé à propos de donner le nom du second des monastères élevés dans le Jura, au milieu du v"" siècle, par saint Lupicin et par saint Romain*; . mais on peut combler cette lacune, grâce au religieux de Cofidatîscone, qui écrivit, au commencement du vi* siècle, la Vie de l'un et de l'autre des deux confesseurs. Selon tet auteur, saint Lupicin se tenait plus volontiers dans le nouveau couvent, qu'on appelait Lauconnum et qui, à la mort de saint Romain, comptait jusqu'à cent cinquante religieux ^.

C'est à Lauconnum que fut enseveli saint Lupicin*. Toutefois, après l'union de ce monastère à la mense conventuelle de Saint- Oyand de Joux, CondatisconCyle corps du bienheureux, à l'exception d'une partie de la tête, fut, dit-on, transféré dans la maison mère^.

Le nom de Lauconnum était sans doute déjà tombé dans l'oubli dès la fin du viii® siècle, car le monastère est seulement désigné par la périphrase cella in qua corpus beati Lupicini humatumj acet , en 793, dans un diplôme dé Charlemagne relatif à la juridiction que

i. Gilbert Cousin dit que la cella élevée par Tévôque Aignan (373 environ) à l'endroit où reposaient les deux saints, devint par la suite un grand monastère que les injures du temps détruisirent complètement. Au reste, voici les propres paroles de cet auteur : € Is, semimilliario ab urbe, ubi Ferreolus et Ferrutius fratres, fortissimi Christi athletae, sepulti fuerant, cellam construxit, quae postea in monasterii amplitudi- Dem surrexit, baud ita multo post temporum injuria lundi tus déstructura. ) {Description de la Franche-Comté j par Gilbert Cousin, traduite pour la première fois par M. Acbille Cbereau, 1863, p. 94.)

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