‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 223 sur 597 · HistoHa Francorumy 1. X, c. xxxi · texte numérisé non relu

HistoHa Francorumy 1. X, c. xxxi

8. Notice sur les divisions territoriales de la Touraine, p. 106.

ment précis de cette chapelle, qui dut prendre le vocable des deux saints martyrs dont elle renfermait des reliques, car aucuu des anciens documents parvenus jusqu'à nous ne la mentionne.

Sanctae Monegundis monasterium. — Une sainte femme du nom de Monegonde, née dans le pays chartrain, vint, attirée par sa dévotion, prier sur le tombeau de saint Martin et résida dans une cellule voisine sans doute de la basilique. Elle réunit plus tard auprès d'elle quelques religieuses, et reçut la sépulture daus sa cellule, que de nombreux miracles ne tardèrent pas à illustrer'. Ruinart place la mort de cette bienheureuse vers Tannée 570.

La tradition tourangelle veut que le monastère de Monegonde ait été l'origine de l'abbaye de Saint-Pierre le Puellier, située à moins de 200 mètres au nord de Saint-Martin, et cette tradition semble pouvoir être appuyée de ce qu'on rapporte au sujet de la sépulture de la sainte. Suivant dom Ruinart les restes de Monegonde auraient été conservés dans l'église de Saint-Pierre le Puellier jusqu'en 1562, époque à laquelle les Calvinistes détruisirent presque complètement cet édifice; on en sauva cependant quelques ossements à demi brûlés et des cheveux, qui furent cachés dans la terre, d'où on les tira le 7 juillet 1657 pour les rendre à la vénération des fidèles^. Cependant Mabille fait remarquer que le monastère de Saiute-Monegoude existait encore sous ce nom en 1022^, et qu'il ne doit pas être confondu avec Saint-Pierre le Puellier, désigné déjà sous ce vocable dans la charte de fondation de l'abbaye de Cormery datant de 791*. La conclusion à tirer de ces faits contradictoires, c'est que le monastère de Sainte-Monegonde aura sans doute été réuni à celui de Saint-Pierre le Puellier, dont il ne devait pas être fort distant^.

\, Viia Pairuin, c. xi\.

2. Ruinart, Gregorii Turonensis Opéra omnia, col. 1219, note c.

3. Notice sur les divisions ierritor, de la Touraine, p. 128,

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