‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 237 sur 597 · Historia Francorum, 1. X, c. xxxi · texte numérisé non relu

Historia Francorum, 1. X, c. xxxi

4. Gesta Ambaziensium dominorum, p. 195, !200, 202 et 212 des Chroniques des comtes d'AnjoUy publiées par MM. Marchegay et Salmon.

5. L'auteur des Gesta Ambaziensium dominorum rapporte que Hugues I***, seigaenr d'Amboise, étant devenu l'ennemi d'Archambaud de Bresis, fortifia Bléré, y plaça une garnison et dévasta les environs de Bresis, Peu de temps après, Archambaud envahit la terre de Hugues; mais, poursuivi par celui-ci, il s'enfuit jusqu'à Loches. {Chroniques des comtes d* Anjou, p. 202.)

6. Mabille, Notice sur les divisions territoriales de la Touraine, p. 29.

7. c Gainonense casirum. > (Hist, Franc,, 1. VI, c. xiii; De gloria conf., c. xxn.)

8. Historia Francorum, 1. V, c. xvm ; 1. X, c. xxxi. — De gloria confessorum, c. xxni.

CIVITAS TURONUM. 267

construite par Tévêque saint Brice (398-443) *. On gardait encore, au temps de Grégoire, le souvenir du siège qu'Ëgidius fit subir à cette ville vers Tan 465, et Ton attribuait sa délivrance aux prières de Tabbé Max i mus. Lorsque ce saint homme mourut « plein de jours » , il fut enseveli dans le monastère qu41 avait établi à Chinon , et Grégoire rapporte que les malades recouvraient la santé à son tombeau *. Le monastère devint plus tard une église collégiale connue sous le nom de Saint-Mexme (S. Maximus), et les restes du bienheureux abbé y furent brûlés en 1563 par les Huguenots'. L'église actuelle, fort ancienne, remonte en partie à l'époque carolingienne *•

Non loin de la basilique de Saint- Mexme reposait, à la fin du Yi^ siècle, un prêtre, Breton de nation, du nom de Jean ; il avait passé sa vie loin du commerce des hommes, dans un petit oratoire situé en face de l'église de Chinon^ à l'ombre de lauriers dont Grégoire constate les secrètes vertus ^. Jean est désigné par l'épithète de reclusus dans la portion de la Vie de sainte Radegonde écrite par Baudonivia, et il ]>arait qu'il avait encouragé cette princesse à se retirer du monde **. C'est sans doute à cette circonstance que l'oratoire où ce bienheureux était enseveli devait le vocable de sainte Radegonde qu'il portait encore au temps de Ruinart ; à cette époque, on y voyait le tombeau de Jean^ mais ses restes, comme ceux de Maximus, avaient été brûlés par les protestants '^.

CALATONNUM, vicus. — C'est encore à saint Brice, successeur de saint Martin, qu'on doit l'église de ce village ®. L'opinion de Marelles qui plaçait Calatonnum à Chaumont-sur-Loire, localité étrangère au diocèse de Tours, fut abandonnée de bonne heure ; mais celle de Valois qui l'identifiait avec Clion®, au diocèse de

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