VILLA, — DOMUS. — MONASTERIUM
laire de Tabbaye de Saint- Victor de Marseille comme synonyme à'ecclesia^.
§ 9. - MON'ASTERIUM.
Les mentions de monastères ne sont pas rares chez Grégoire, qui, malheureusement, ne donne pas toujours les noms de ces établissements religieux : cet auteur se contente effectivement, en plusieurs endroits, de rappeler que tel ou tel saint fonda plusieurs monastères ; ailleurs il parle de divers bienheureux confesseurs qui furent abbés dans différents territoires, mais il n'indique pas toujours le. lieu précis de la résidence de chacun de ces saints. On trouve néanmoins dans les ouvrages de Tévêque de Tours la mention de trente et un monasteria *, et nous en donnons ici la liste en plaçant entre crochets certains couvents dont Grégoire parle avec quelque détail, mais sans les désigner par leur vocable :
Agaunum^ Saint-Maurice en Valais.
Aninmla, Saint-Cal ais.
Beaii Aredii numastenumj Saint- Yrieix.
Beati Aviti monasteiium , Saint -A vit
au Perche.
[Beati Hospicii m(masterium\y Saint-
Sospis.
Beaii Maxentii monasteriuMy Saint-
Maixent.
[Beatae Papulae monasteriuîn], [Beati Portiani monasterium], Saint-
Pourçain.
Candidobnim.
Chrono, Cournon.
Columbarium, Colombier.
[Condatisco], Saint-Claude.
Gurtho, Gourdon.
Insula Barbara, Tlle-Barbe. •
Latta,
[fMUConnum], Saint-Lupicin.
Lirinum, Lérins.
Locodiacus, Ligugé.
Majus Monasterium, Marmouliers.
MaUiacus, Maillé, auj. Luynes.
Manatum, Menât.
]iÊelitum, Méallet.
Miciacus, Saint-Mesmin de Micy.
Onia, Hcugnes.
Pauliacus, Saint-Sernin (Aude).
PontiniaciLS.
Randanum, Randan.
Reomatis, Moutiers-Saint-Jean.
[Romani monasterium], Romainmolior.
Senaparia, Sennevières.
Tausiriacus, Toiselay.
t. Du Gange, Glossarium mediae et infimae latinitatis, édit. Henschel, t. Il, p. 921, col. 3. — L'article de D. Carpentier est ainsi conçu : t Domus ad Balma. Ecclesia quae vnlgo nuncupatur la Sainte-Baume. Charta ann. circiter 1050, ex tabulis S. Victoris Massiliensis : Vinea ista habet ab occidente domum quae dicitur ad Balma, » Mais il est facile de se convaincre (voyez Tédition que jGuérard a donnée du Cartulaire de Fabbaye de Saint-Victor de Marseille, i. I, p. 170) qu'il ne s'agit pas ici de la Sainte- Baume, à laquelle une tradition religieuse rattache le souvenir de la Madeleine, mais d'une localité rurale et sans intérêt, qui porte un nom commun du reste à bien d'autres lieux du Midi où t baume » (balma) a conservé le sens de c grotte i.
2. Il est bien entendu que cette liste ne comprend pas les monastères situés dans les chefs-lieux de cité ou à proximité de leurs murs.
22 I.A GAILE Al' SIXIÈME SIÈCLE.
8 10. — COENOBirM.
Ce synonyme de monasterimn que Grégoire n'attache à aucun nora de Heu, est d'un emploi peu fréquent chez cet auteur : on y trouve cependant l'expression coenobuim sancti Aredii pour désigner le monastère fondé à Athamtm par Aredius, monastère qui donna naissance à la ville de Saint- Yrieix .
§ 11. - CELLliLA.
Au nombre des localités mentionnées par Grégoire, on trouve quelques celhdae isolées qui servaient de demeure à de saints reclus. Nous avons cherché à déterminer autant que possible la situation de ces cellulae^ et la solution de ces petits problèmes nous donne le plus souvent la première page de l'histoire de quelqu'une de nos communes actuelles. Il en est ainsi, par exemple, pour les communes de Besné (Loire-Inférieure), Saint- Scnoch (Indre-et-Loire), Selles-sur-Cher (Loir-et-Cher) et la Celle (Allier), qui doivent naissance aux cellulae de saint Friard, de saint Senoch, de saint Eusice et saint Patrocle.
S 1-2. - IJASILICA.
L'évèque de Tours mentionne plusieurs basiliques situées hors des chefs-lieux de cité, sans dire à quelle localité elles appartiennent. Leur emplacement n'en a pas moins été recherché pt nous avons été assez heureux pour pouvoir en indiquer quelques-unes sur notre carte.
Il nous a paru que l'attention du géographe historien devait se porter également sur les lieux désignés par Grégoire comme la sépulture de pieux personnages; car, le plus souvent, les fidèles qui croyaient voir s'accomplir des miracles sur les tombeaux des martyrs ou des confesseurs y construisaient des édifices religieux, qui parfois donnèrent naissance à des villages, voire même à des villes. Il semble certain que la ville de Sainte- Maure