Historia Francorum, 1. X, c. xxxi
4. Grégoire ne parle pas de la fondation de Marmoutier, qui est rapportée dans la Vie de saint Martin écrite par Sulpice Sévère.
CiVlTAS TURONUM. 277
et-Loire, arroiidissemeut et canton de Tours, commune de Sainte-Radegonde) , dont le nom actuel est dérivé d'un accusatif barbare, Majorent Monasterium^ par l'intermédiaire français Mairmoustier . « Saint Martin éleva, dit Grégoire, une basilique en Tbonneur des saints apôtres Pierre et Paul dans le monastère qu'on appelle aujourd'liui le plus grand [Majus) *. » Un siècle plus tard, Tévêque Volusianus y construisait une nouvelle basilique dédiée à saint Jean '. Le « saint monastère » était l'objet de la vénération des fidèles à cause des lieux {singula loca) qui rappelaient plus particulièrement le souvenir de son glorieux fondateur, et, au temps de Grégoire, un pieux personnage du Limousin, Aredius, ayant prié sur le tombeau de saint Martin, traversa le fleuve pour voir Marmoutier, d'où il emporta une fiole pleine de Teau d'un puits que le « saint de Dieu » y avait creusé de ses propres mains ^.
L'église dédiée à saint Pierre et à saint Paul ne doit certainement pas être distinguée de l'église abbatiale consacrée à saint Marlin ; le changement de vocable aura été causé par le besoin de rappeler le souvenir du vénérable fondateur de l'abbaye. On sait qu'il reste encore quelques vestiges de cette église reconstruite au xiii® siècle. Quant à l'église de Saint-Jean, elle disparut complètement vers la fin du xvu® siècle, lors de la construction des nouveaux édifices*.
MALLIACUS, moiidsterium. — 11 y avait à MalliacuSj au temps de Grégoire, un monastère construit au sommet de la montagne et entouré d'anciens édifices en ruine ^. C'était sur l'emplacement de cette maison religieuse^ qu'on avait trouvé, grâce aux