‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 251 sur 597 · Historia Francoî-um,], X, c. xxxi · texte numérisé non relu

Historia Francoî-um,], X, c. xxxi

â. c Iq monasterio quod nuuc Majus dicitur. > (Ibid., 1. X, c. xxxi, § 3.

3. Miracula beaii Martini y 1. II, c. xxxix. — On voyait encore à Marmoutier, au temps de Ruinart, un puits que la tradition attribuait à saint Martin. {Greg, Tur, Opéra omnia, édit. Ruinart, col. liOi.)

4. Gregorii Turon. Opéra omnia, édit. Ruinart, col. 532, note k.

5. « Apud Maliiacense monasterium, quod in cacumine montis est constructum, ab antiquis vallatum aedificiis jam erectis. » (De gloria confessorum, c. xxi.)

6. On peut tirer cette conclusion des termes par lesquels Grégoire rapporte la découverte du sépulcre de saint Soulein : c Nam ferunt quod in eo loco cum crypta adhuc baberelur occulta >; car les mots in co loco peuvent s'entendre du monasterium Maliiacense, nommé par l'auteur deux lignes plus baut. (De gloria confessorum, c. xxt.)

révélations de deux possédés, le tombeau de saint Soulein {Solemnis). Ou reconnaît sans peine Malliacus dans l'ancienne petite ville de Maillé qui porte le nom de Luynes depuis 1619, date de Térection de la seigneurie de Maillé en duché pour Charles d'Albert, seigneur de Luynes en Provence- La ville de Luynes est aujourd'hui le chef-lieu d'un des cantons de l'arrondissement de Tours.

II existait en 1084, dans ce lieu, deux églises qui furent aloi's données par Hardouin de Maillé à l'abbaye de Marmoutier. L'une d'elles était dédiée à saint Soulein*, et il est fort probable qu'elle représentait le monastère mérovingien; mais il n'en reste rien aujourd'hui, et les reliques mêmes de Solemnis ont été depuis longtemps transportées à Blois dans l'église de Saint-Pierre, qui prit à cette occasion le nom de Saint-Soulein*. Les ruines antiques qui couronnaient le château au vi® siècle sont encore fort importantes ; elles consistent en une tour carrée formée d'un massif plein et une longue suite d'épaisses murailles, inclinées en terrasse, qui dénotent d'anciennes fortifications^. MM. Bourassé et Chevalier ont consacré une planche à la reproduction de ces vestiges de l'architecture gallo-romaine*.

MANTALOMA[G]US ou MONTALOMAGUS, vicus. — Grégoire rapporte à l'épiscopat de Volusien (494-499) la fondation de ce village* déjà assez considérable en 585 pour qu'un prêtre y résidât^ Le nom moderne de Mantalomagus est Manthelan (Indre-et-Loire, arrondissement de Loches, canton de Ligueil).

MAROJALUM. — Lorsque après la mort de Chilperic (584), les habitants du Berry marchaient contre les Tourangeaux qui voulaient rentrer sous l'obéissance de Childebert II, ils détruisirent par le feu l'église de ce lieu, où l'on conservait des reliques de

\ . Bourassé et Chevalier, Recherches sur les églises romanes en Tôuraine, p. 78.

2. Gregorii Turonenfis Opéra omniay édit. Ruinart, col. 911, noie b.

3. Bourassé et Chevalier, Recherches sur les églises romanes en Touraine, p. 78-79.

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