Ibid,y 1. VII, c. XLvn
CIVITAS TURONUM, 279
saint Martin*. 11 est impossible de méconnaître ici Mareuil, sur le Cher (Loir-et-Cher, arrondissement de Blois, canton de Saint- Aignan), car ce village, dont l'église est encore consacrée à saint Martin*, fut le premier que les Berruyers durent rencontrer en envahissant la Touraine.
On lit encore le nom Marojalum au livre X de YHistoria Francoriim^ mais nous estimons, avec Valois, qu'il ne s'agit pas là de Mareuil au diocèse de Tours. Nous dirons plus loin^, en parlant de ce second Marojalum^ pour quelles raisons nous ne partageons pas sur ce point l'avis de Jacobs et de Mabille.
MARTINIACUS, villa. — Cette villa, voisine de la ville de Tours, possédait un oratoire dans lequel saint Martin, disait-on, avait souvent prié*. A l'aide de textes communiqués par M. Houzé, Jacobs a reconnu l'identité de Martiîiiaciis et d'un écart de la commune de Fondettes (Indre-et-Loire, canton nord de Tours), situé sur la Loire^. Jacobs donne à cet écart le nom de Port-Martigny fourni par la carte de Cassini, mais on doit préférer à cette dénomination celle de Martigny adoptée par la Carte de l'Étatmajor.
MEDICONiNUM, viens. — On a proposé diverses traductions pour le nom de ce village dont Tévêque Perpetuus (464 envir. à 494) fonda l'église^. Maan proposait Monnaie (Indre-et-Loire, canton de Vouray), tandis que l'abbé de Marolles tenait pour Mettray (canton de Tours). Valois, tout en tenant la conjecture de Maan pour plus heureuse que celle de Marolles, ne se rangeait pas à son sentiment : il préférait Mosnes^ (canton d'Amboise). L'opinion de Valois, admise par la plupart des érudits de notre siècle, et notamment j>ar Jacobs, est à son tour rejetée par Mabille : ce savant objecte avec justesse que Mosnes ne faisait pas partie du