LOCUS
Nous avons réservé ce terme pour la fin de ce chapitre, parce qu'il est le plus vague des mots désignant un lieu habité. Grégoire, d'accord en cela avec les anciens auteurs latins, l'emploie aussi bien en parlant d'une région que pour désigner une localité, ville épiscopale, castrum^ voire même simple lieudit. Ainsi dans cette phrase : Liguria quod est lociis amoenissimus ^ l'évêque de Tours applique le mot locu^ à la Livière, région assez étendue des environs de Narbonne, tandis qu'il parle ailleurs de Maurienne, qui devint chef-lieu d'un évêché sous le roi Gontran, et du Puy [Anicium)^ qui était peut-être dès lors la résidence de l'évêque du Velay, en leur attribuant cette même qualification. Ailleurs, enfin, le mot locus est appliqué au château de Dijon {situm loci Divionensis)j comme au village de Vézeronce (Isère), ainsi qu'à Nazelles (Indre-et-Loire) ou au site de Mediocantus, qui, choisi pour retraite par saint Patrocle, est occupé aujourd'hui par le village de la Celle (Allier).