‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 262 sur 597 · Par lettre en date du 2() avril · texte numérisé non relu

Par lettre en date du 2() avril

2. Cartulaire de V abbaye de Cormery, publié par Tabbé Bourassé, p. 192 et 252.

3. Gregorii Turonemis Opéra omnia, édit. Ruinart, col. 906, note d.

CIVITAS TURONUM. 289

SANCTI GERMANI basiliga. — Cette basilique, élevée au temps (le Tévêque Injuriosus (529-546)*, serait, au dire de Ruiuart, Téglise primitive de « Saint-Germain-sur-Loire* ». Mais, on ne trouve nulle part ailleurs que chez le savant bénédictin la mention d'un village de ce nom, et il est probable qu'il a voulu parler de Saint-Germain-sur-Viennc (Indre-et-Loire, arrondissement et canton de Chinon), localité dont le finage est limitrophe de celui de Candes. C'est là du moins que plusieurs érudits tourangeaux croient retrouver la basilique du vi*" siècle^. L'abbé Bourassé et M. Tabbé Chevalier ne doutent pas de cette identité, et ils font remarquer, à l'appui de leur opinion, le caractère antique du mur septentrional de l'église de Saint-Germain-sur- Vienne, mur construit en petit appareil et orné de sculptures dont les monuments postérieurs au xi"" siècle ne donnent point d'exemple. Est-ce, comme le pensent les savants ecclésiastiques, un reste de la basilique mérovingienne? C'est bien possible, et le Congrès archéologique réuni à Saumur en 1862, n'a pas hésité, du reste, à y reconnaître un édifice^ antérieur à l'an mille*.

SANGTAE MAURAE oratorium. — « Il y a dans le territoire de Tours, écrit Grégoire, un monticule rempli d'épines, de ronces et de vignes sauvages si épaisses, qu'à peine quelqu'un pouvaitil y entrer : la renommée disait que deux vierges consacrées à Dieu reposaient en cet endroit. » Un homme du voisinage, tourmenté par des apparitions nocturnes, coupa les broussailles qui cachaient leur tombeau à la vue des hommes, y éleva un oratoire et pria ensuite l'évèque Euphronius (556-573) d'en faire la bénédiction. Le prélat refusa d'abord, alléguant la rigueur de l'hiver, le gonflement des rivières, le mauvais état des chemins délayés par la boue, et il ne se décida que, lorsque la nuit sui-

i. Historia Francorumy I. X, c. xxxi, § 5.

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