‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 261 sur 597 · De gioria confessorum, c. xvii · texte numérisé non relu

De gioria confessorum, c. xvii

2. Nous trouvons ]a menlion du vocable de cette église dans le pouillé dressé par Mabille. (Soiice sur les divisions territoriales de la Touraine, p. 186.)

raine, où Ton considère à tort ce vocable comme une forme vulgaire du nom de saint Brachion, abbé arverne qui, au vi"" siècle, fonda deux monastères dans l'ancien pays des Turcnies; mais bien qu'à première vue le nom Brachio (au génitif Brachionis) semble être plus rapproché de Branchs que ne Test BefiignuSj il est philologiquement impossible d'admettre cette identification qui, du reste, a contre elle le vocable de l'église, dédiée à saint Bénigne et non à saint Brachion.

Il résulte toutefois des renseignements que M- l'abbé Grudé, vicaire de Saint-Branchs, a bien voulu transmettre à la Commission de la topographie des Gaules*, qu'on n'a gardé en ce lieu aucun souvenir de Tévêque voyageur qui y a pu être enseveli. Mais cela ne prouve rien contre l'opinion que nous soutenons, car, dans l'espace de treize siècles, une tradition ecclésiastique locale peut se perdre complètement par suite d'une dépopulation du village, causée soit par une épidémie, soit par la guerre. M. l'abbé Grudé, bien que porté à voir dans le nom de Saint- Branchs une dérivation de celui de saiiit Brachio^ n'en reconnaît pas moins le village qu'il habite pour le Sanctus Benignus du Cartulaire de l'abbaye de Cormery^et d'un manuscrit desS/otula et juramenta ecclesiae Turofiensis^ de 1290, conservé à la bibliothèque de Tours. 11 nous apprend, en outre, que la fête du patron de Saint-Branchs est célébrée le 27 octobre (pour le 25), ce qui montre qu'on ne doit pas avec Baronius, cité par Buinarl', confondre le saint Bénigne du De gloria confessoi^m avec un évêque de même nom dont les reliques sont conservées à Utrecht et dont le Martyrologe romain fait mention sous la date du 28 juin. On ne saurait aussi trop recommander aux érudits tourangeaux de distinguer l'évêque Bénigne, mort dans le pays de Tours, d'un autre saint Bénigne, également honoré en Touraine ; ce dernier saint, que le bréviaire de l'église de Tours dit être le fils de sainte Maure, aurait souffert le martyre avec sa mère et ses frères.

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