Miracula beati Martini, !. I, c. xxii
\. Historia Francorum, I. II, c. xviiï.
5. Historia Fràncorum, 1. V, c. xxvir. — On pouiTail peul-èlre lirer du cliap. XLVin (lu livre IV de ÏHistoria Francomm, un indice de la possession de l'Anjou par Chilperic dès 573. Grégoire y rappoHe la fuile de Clovis, fils de ce prince, qui, chassé de IJordeaux et poursuivi par les partisans de Sigebert, put revenir près de son père en passant p.ir An^^ers.
6. «Le roi Gontran, voulant gouverner le royaume de son neveu Clotaire IF, fds de
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complètement annexé au royaume de Bourgogne, comme on peut le déduire de deux formules angevines datées de la quatrième année du règne de Childebert, le successeur de Gontran*. L'évêque d'Angers, Albinus, mort en 550, e^t célébré par Grégoire eu raison des miracles qu'on disait s'accomplir à son tombeau, sur lequel une basilique avait été élevée anlérieurement à Tannée 594^. Cette basilique donna naissance à Tabbaye bénédictine de Saint-Aubin d'Angers, dont les bâtiments sont occupés aujourd'hui par la préfecture du département de Maineet-Loire.
CARNONENSIS pagus. — Grégoire indique la situation de ce pa^us dans l'Anjou (in Andeyavo territorio) en relatant la guérison d'un de ses habitants qui s'était fait transporter ù la cellule de saint iMartin, à Candes, en Touraine^. Dans ce récit, l'expres-
Cliilperic (en 585), décide que Théoduif sera coinle d'Angers,» ; mais le nouveau fonctionnaire ne peut prendre possession de son poste qu'avec Tappui du comte Sigulf (Hi> toria Francorum, 1. Vf H, c. xviii). En 580, < ]e duc Deppolcn, ayant reçu de Gontran la puissance ducale dans les cités qui appartenaient à Clolaire, fils du roi Chilperic, s'y rend avec de grandes forces», et il commet de graves excès à Angers (ibid.^]. VIII, c. XLi). Beppolen vivait à cette époque en très-mauvaise intelligence avec Frédegonde, la mère du jeune roi; et celle-ci, dit Grégoire, fît saccager une grande partie des biens qu'il possédait dans le royaume de Clotaire {ihid.). Si, malgré cet acte d'hostilité, les paroles si positives de l'historien des Francs ne permettent pas de placer le siège ducal de Beppolen, c'est-à-dire Angers, en dehors du royaume de l'héritier de Chilperic, de 58i à 586, il n'en est pas moins probable cependant que celle ville cessa d'obéir à Clotaire If, après que Gontran eut délinilivement annexé à ses États toutes les cités avoisinant l'Anjou.
1. Les formules auxquelles nous faisons allusion sont datées : c Annum quartum regnum domni nostri Childeberto reges » (Rozière, Recueil de formules de r empire franc, 1. 1, p. 282 et 315), et font partie d'un recueil composé à Angers avant l'an 681. Le dernier éditeur de ces textes les attribue au règne de Childebert I"", c car, dil-il, Childebert II n'a jamais eu l'Anjou sous sa puissance, et Childebert III n'a commencé à régner qu'en 695. » Or, celte opinion est insoutenable quand on constate, comme nous l'avons fait, que Childebert I*** n'a point étendu sa domination sur la cité d'Angers (voy. plus haut, page 111), tandis que Childebert II dut posséder ce territoire après la mort de Gontran (593), alors que le royaume de Clotaire II ne comprenait plus, au sud et à l'ouest de la Seine, qu'une partie seulement de la Troisième Lyonnaise ou province de Kouen. Par conséquent, les actes transcrits dans le recueil angevin appartiendraient à Tannée 596, qui, au rapport du chroniqueur bourguignon connu sous le nom de Frédegaire, serait la quatrième et dernière année du règne de Qiildebert II en Bourgogne. (Fredegarii Scholastici Chronicum, c. xvi.)
1 De gloria confessorumy c. xcvi. — Nous disons antérieurement à l'année 59i, parce que Grégoire, qui mentionne la basilique de Saint-Aubin, mourut en cette année.