Gallia christiana, t. XIV, c
6. Bilard, Analyse de documents historiques conservés dans les arrhiven du département de la Sarthe (i85l), p. 231-232.
En dehors des documents du xi* siècle relatifs à la famille de Croio ou de Crovio^ il est un acte qui peut aider à retrouver remplacement du victis Croviensis: nous voulons parler du testament d'Haguenon et d'Adjutor, chanoines de Saint-Martin de Tours. Cette curieuse pièce, datée de 815, révèle l'existence d'une condit a Croviensis au pays d'Anjou, et elle nous apprend que la vilk PauliactiSj dont dépendaient une pièce de terre dite les Beugnons et les Préaux (ad Bmiiones et ad illa Pratella), faisait partie de ce territoire * ; mais ces indications ne permettent pas encore de déterminer la partie de l'Anjou dans laquelle il convient de chercher Crovium. Cependant, si Ton considère que deux localités seulement, en Anjou, portent un nom àévivédeBunioneSy — les Beugnons (commune d' Allençon) et les Bignous (commune de Miré)*, — et que Tune d'elles est voisine de Miré, dont l'église était possédée avant 1075 par la famille de Croio ^ on sera tenté de placer Crovium auprès de ce village.
GEINEXSIS VICUS. — Cette localité, située en Anjou, au dire de Grégoire •^, est certainement représentée aujourd'hui par la bourgade de Gennes (Maine-et-Loire, arrondissement de Saumur, chef-lieu de canton), située sur la rive gauche de la Loire, à 6 kilomètres au-dessous de Chênehutte, le pactes Carnonemis de notre auteur. Il nous semble que la mention du vicus Gegina dans la Vie de saint Aubin d'Angers, écrite par Fortunat*, doit aussi être rapportée au même lieu moderne : Geinensis est en effet un adjectif formé de Geina^ forme syncopée de Gegina.
§ 4. CIVn AS UEDOMM.
Le territoire de cette cité est appelé regio Rhechnica'^, nrl/s