LA QUATRIÈME LYONNAISE
(PROVINCIA LUGDUNENSIS QUARTA, SIVE SENONIA)
8 1. — METROPOLIS CIVITAS SENONUM.
Les expressions Senonica urbs^ et Senonicum^ désignent chez Grégoire l'ensemble du diocèse de Sens, Tun des plus vastes de la Gaule lyonnaise. Notre auteur ne parle de la ville même dans aucun de ses ouvrages.
Après la mort de Clovis, la cité de Sens dut être comprise dans le lot de Clodomir, et, lors du partage des Etats de ce prince entre ses trois frères survivants, une portion de son territoire fut donnée au roi d'Austrasie et l'autre au roi de Paris. On peut du moins déduire ce fait d'une lettre de Tan 538, adressée à Childebert par Léon, évèque de Sens, lettre dans laquelle ce prélat dénie au roi de Paris le droit d'établir un évêché à Melun, sans l'assentiment du roi d' Austrasie auquel Sens appartenait '. Un autre document contemporain prouve que la domination de Childebert s'étendait aussi sur Château-Landon (Cû^/n/m A^a/i/ow?V), où ce prince fit construire une église sur le tombeau de saint Séverin, abbé d'Agaune*, et il nous autorise par le fait à lui attribuer TEtampois, que les territoires de Melun et de Château-Landoii isolaient de la partie austrasieime de la civitas Senonum. Ainsi, des cinq archidiaconés de l'ancien diocèse de Sens, deux seulement, les archidiaconés de Sens et de Provins, relevaient de