‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 30 sur 597 · Ibid., I. Vï, c. xxxii · texte numérisé non relu

Ibid., I. Vï, c. xxxii

16. Ibid., 1. IX, c. XX ; I. X, c. xix. M. De gloria confessorum, c. xr.

Il est aussi uni à des dénominations de régions naturelles, mais dans deux cas seulement, lorsque Grégoire parle de deux vastes régions forestières, \epagus Carnotetius qui Pert\ic\en$is vocant^ et le pagus Vabrensis'^, le Perche et la Woevre, dont les noms se sont perpétués jusqu'à nos jours, après avoir été adoptés, celui-ci pour désigner un duché de Tempire franc ^, celui-là pour devenir le nom officiel d'un Etat féodal formé au xu® siècle de la réunion des seigneuries de Mortagne et de Bellême. — Enfin, c'est à une petite région ethnographique que Grégoire applique le nom àe pagus dans ce passage des Vies des Pères : « Le bienheureux Senoch, de race theiphale, était originaire du pagus poitevin qu'on appelle Theiphalia*. »

On a aussi relevé un passage de THistoiredes Francs on pagus a le sens de « campagne ^ » . La conclusion qui ressort nécessairement de l'examen de ce mot dans les écrits de Tévêque de Tours est donc bien conforme à l'opinion d'Alfred Jacobs, à savoir, que pagus était « un terme incertain et vague que traduirait parfaitement notre mot pays^». Mais résulte-t-il nécessairement de cette constatation que le mot pagus n'ait pas un sens mieux défini dans les actes publics ou privés?

Jacobs, qui attribue l'incertitude de sens du terme pagus au désordre universel produit par la chute du monde romain et par les invasions barbares, prétend trouver dans les textes diplomatiques une confusion bien plus grande encore. Nous ne croyons pas cependant qu'on doive partager son sentiment, car il cite seulement un diplôme de 663 où, par inadvertance sans doute, le territoire de la villa Elariacus (Larrey, près de Dijon), d'abord appelé ager (dénomination généralement adoptée dans le pays des

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