Ibid,, I. X, c* xxviii
6» Fredegarii Scholastici ChronicUni, c. xvi*
petits-fils de Brunehaut reprenuent le dessus en l'an 600, et la cité royale fut sans doute alors attribuée en entier à Théoderic II, le second des successeurs de Gontran sur le trône de Bourgogne*: en effet, au temps de Louis le Pieux, la partie septentrionale de la civitas Parisiorum , aussi bien que la partie méridionale, était comptée au nombre des territoires dépendants de la Burgundia"^.
Les historiens et les géographes admettent communément que les trois frères de Charibert ne partagèrent pas la civitas Parisiorunij mais qu'ils la possédaient par indivis : on a vu que nous ne nous rangions pas à cette opinion. La ville seule, croyons-nous, c'est-à-dire la Cité et sans doute aussi sa banlieue immédiate, aurait été indivise entre les trois rois, tandis que chacun de ceux-ci aurait joint à ses Etats un tiers du territoire de Paris; c est ainsi, du reste, que la civitas Camotum fut partagée à la même époque, comme la civitas Senonum l'avait été, mais entre deux souverains seulement, après la mort de Clodomir. Ce point admis en principe, il s'agit de déterminer les limites de chaque tiers de la civitas Parisiorum et d'indiquer le royaume auquel il fut annexé.
La Seine et la Marne, qui joignent leurs eaux un peu audessus de Paris, divisent naturellement la civitas Parisiorum en trois portions à peu près égales, répondant exactement aux trois archidiaconés de Tancien diocèse de Paris ^ : la portion septentrionale, située à droite de la Marne et de la haute Seine, qui devint le grand archidiaconé ou archidiaconé de Parisis ; la por-