Tardif, Monuments historiques, cartons des rois, p
4. Jaillot, Recherches sur Pains, quarliei' de Saint-Martin, p. 22-27.
5. Gérard, Mémoires sur les inondations qui ont eu lieu en différents temps dans la ville de Paris, p. 29. Cette étude a été publiée en 1838 dans les Mémoires de l'Académie des sciences, t. XVl,
CIVITAS PARISIOKUM. 357
lépreux^ Il n'y a pas lien de chercher à identifier cet oratoire, qui, bien que respecté par l'incendie, ne semble pas avoir subsisté bien longtemps, puisque aucun autre texte ne mentionne l'existence d'un sanctuaire près de la porte du Grand-Pont, à Paris.
Sanctî Martini basilica. — Selon Grégoire, Domnolus, abbé (le Saint-Laurent, ayant appris que Clotaire 1^', qui régnait à Paris depuis la mort de Childebert, voulait le placer sur le siège épiscopal d'Avignon, se rendit à la basilique de Saint-Marlin où le roi était venu pour prier, et le fit renoncer à sa résolution ^. A notre ayis, il n'est pas douteux qu'on ne doive voir ici une basilique parisienne, et non la célèbre basilique de Saint- Martin de Tours, comme lèvent Jaillot^, et cette basilique, qu'il n'y a pas lieu de confondre avec le monastère dont nous venons de parler, n'est certainement pas différente de la basilica sancli Martini dont un diplôme de 710* nous fait connaître la proximité par rapport à Saint-Laurent. Détruit par les Normands, ce monastère fut réédifié en 1060 par le roi Henri I" ^, et on le connut dès lors sous le nom de prieuré de Saint-Martin des Champs : c'est aujourd'hui le Conservatoire des arts et métiers.
Sanctî Petri basilica. — La basilique de Saint-Pierre fut construite par le roi Clovis et par Clotilde, sa femme, qui y reçurent la sépidture®, ainsi que Clotilde, leur fille "^, et les deux
1. Hiêtoria Francorum, I. VIII, c. xxxiii. — L'histoire du lépreux do la porte de IWis est racontée par Sulpice Sévère {Vita sancti Martini, § 19).