Historia Francorum, 1. VI, c. xix
^. Gesta Francorum, 1. III, c. xlvii.
5. Les Grandes Chroniques de France, édit. P. Paris (in-12),t. !•% p. 210.
Plus tard, au xvi^ siècle, les critiques en matière d'histoire de France s'enquirent à leur tour de rechercher remplacement du pons Urbiensis^ et l'un d'eux, le président Fauchet,. émit une opinion qui ne peut être soutenue aujourd'hui, mais qui cependant ne laissait pas que d'offrir alors une certaine vraisemblance. Suivant Fauchet, le pons Urbiensis n'aurait pas été différent du pont de Charenton, c< lequel, assis sur le bord de la rivière de » Marne (ancienne limite des Belges), pouvoit estre comme un fort » pour Paris contre la Brie et Meaux, possédez par Childebert et » par Gontchram qui tenoit Troyes * » .
Ces divers écrivains n'avaient point remarqué que si Grégoire ne donne pas dans le cours de son récit d'autre indication topographique que celle-ci : apud poiitem Urbiensem civitatis Parisiacae^ on trouve néanmoins, dans la table des chapitres du livre VI, le titre suivant qui se rapporte à l'affaire du pons Urbiensis : De hominibus Chilperici apud Urbiam fluvium'^. Ainsi les recherches sont circonscrites dans la partie méridionale du diocèse de Paris où coulait l'Orge, affluent de la Seine, que les documents de l'époque mérovingienne désignent justement sous le nom àHJrbia^. Le pont dont parle Grégoire devait donc traverser, cette rivière soit à Arpajon, sur la route d'Orléems, soit à Savigny ou plutôt à Juvisy, sur la route de Corbeil ; mais en l'absence de preuve certaine de l'antiquité de cette dernière voie*, il convient de préférer la route de Paris à Orléans, qui remonte à l'époque romaine. Le nom de Châtres, qui fut remplacé en 1720 par celui d' Arpajon^, est dérivé du latin Castra j et doit peut-être son origine à quelque poste semblable à celui que Chil-