‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 333 sur 597 · Ruinart, Gregorii Turonensis Opéra omnia, col · texte numérisé non relu

Ruinart, Gregorii Turonensis Opéra omnia, col

3. Uue charte de 670-671 relate la fondation d'un monastère de religieuses c in loco noucopante Brocaria, situm injpago Stampense, prope de fluviolo Urbia», aujourdliui Bruyères-le-Châlcl (Seine-et-Oise, arrondissement de Corbeil, canton d'Arpajon, à 2 kilomètres au nord de l'Orge. — Cette charte a été publiée en dernier lieu par M. J. Tardif (Monuments historiques, cartons des rois, p. 15-17).

4. Savigny et Juvisy sont cependant les seules localités où Valois ait songé à placer le pons Urbiensis {Notitia €aUiarum, p. 624). — Un itinéraire brugeois de la fin du XIV* siècle constate qu'à cette époque la route de Paris à Corbeil passait déjà par Juvisy (J. Lelewel, Géographie du moyen âge, épilogue, p. 292).

5. Lebeuf, Histoire de la ville et du diocèse de Paris, t. X, p. 229.

peric y établit, poste qui était certainement nécessaire pour protéger, en temps de guerre, Timportante route de Paris à Orléans: la plus ancienne mention connue du nom de Châtres est du vu'' siècle*.

On peut trouver, dans Tétude des divisions territoriales de l'époque mérovingienne, un argument favorable à ridentification dupons Urbiensis avec le pont de Châtres, car le poris Urbiemis, que Grégoire place dans le Parisis, devait être certainement situé sur la frontière des États de Chilperic et de Contran, Or, il n'est pas possible de considérer Juvisy, sur la route de Corbeil, comme une localité limitrophe des deux royaumes, Juvisy ne se trouvant à l'époque franque sur la limite d'aucune division territoriale. Châtres, au contrairCj, devait être alors sur les confins du Parisis, qui en 582 appartenait à Chilperic, et de l'Étampois alors possédé par Contran ; car le pays d'Etampcs s'avançait alors quelque peu daus l'ancien diocèse de Paris, où il comprenait Bruyères-le- Châtel *, village situé au nord de TOrge, à deux lieues environ à l'ouest dé Châtres. Le pons Urbiensis de la route d'Orléans peut donc être considéré comme la limite mérovingienne des cités de Paris et de Sens, et comme celle des royaumes de Soissons et d'Orléans en 582.

Nous ignorons à quelle occasion Bruyères-le-Châtel et autres lieux de l'Etampois furent soumis à l'autorité spirituelle de l'évêque de Paris : mais il n'en est pas moins certain qu'où ne peut attribuer à la civitas Parmorum ^ vers Arpajon, les mêmes limites qu'au diocèse de Paris des derniers siècles du moyen âge.

§ 7. - ClVlTAS MELDOÏUJM.

Meldis urbs^ et Meldensis urbis*' sont les noms sous lesquels

1 . L'auteur de la Vita sancli VandregisUi, qui écrivait au vu* siècle, mentionne le territoire de Châtres sous le nom de territorium. Castrins. ^(Mabillon, Acta sancioru» ordinis sancti Benedicti, t. H, p. 543.)

!2. Voyez la note 3 de la page précédente. — Cf. Lebeuf, Histoire de la ville et du diocèse de Paris, t. IX, p. 236.

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