Ibid.y 1. VII, c. IV
CIVITAS MELDORUM. 3^5
Grégoire désigne la ville de Moaux ; on trouve aussi chez notre auteur les noms civitas Meldis^^ urbs Meldensis^ et territorium Meldeiise^ appliqués à la circonscription de la civitas.
Lors du premier partage de Tempire franc, en 511 , Meaux dut certainement faire partie du lot de Childebert : on en pourrait voir une preuve dans la présence de Tévêque Médovée en 545, près du roi de Paris, à la fête de Pâques*, bien qu'il ne soit pas certain que Médovée occupât dès lors le siège épiscopal de Meaux ^.
En 561, Meaux fut attribué au nouveau royaume de Paris, et à la mort de Charibert (567), il passa à Sigebert^. En 575, la fin tragique du roi de Metz faisait tomber cette cité au pouvoir de Chilperic, qui y retint les filles du défunt en captivité''. Il semble qu*en 584 [Childebert, fils de Sigebert, fit rentrer momentanément la ville de Meaux sous sa domination, car ce fut là qu'il reçut les trésors que Chilperic conservait à Chelles ^ ; mais dès Tannée suivante, Contran, tuteur du fils de Chilperic, désignait un cornes pour gouverner le pays meldois®. Considérant plus tard cette partie du royaume du jeune Clotaire comme son domaine propre, le roi de Bourgogne comprenait Meaux parmi les cités qu'ilrendit à Childebert lors du traité d'Andelot*» (588). En 589, les Meldois demandaient un des fils de leur nouveau souverain pour qu'il demeurât parmi eux **, et leur pays fut uni au royaume d'Austrasie au moins jusqu'en 612**.
\. Historia Frarworum, 1. IX, c. xx.