‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 340 sur 597 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

6. Outre la preuve à tirer de la résidence de Childebert à Coblenz (Cotifluentes) en 586, on sah que Tévôque de Trêves, Magneric, tint sur les fonts baptismaux Théodebert, fils de Childebert (Historia Francorum^ 1. VIII, c. xxxvn).

7. 11 rapporte que souvent, à l'heure du repas, Tévéque Nicetius parcourait les basiliques des saints {basilica sanctoruniy habitacula sanctorum), suivi d'un seul serviteur. {Vitae Patrum, c, xvii, § L)

8. Elle est nommée basilica sancti Maximini {Historia Francorum, 1. VUI, c. xii; — Vitae Patrum, c. xvii, § 6; — De gloria confessorum, c. xcxiv), et templumS. Muxi- 7nini {Vitae Patrum, c. xvii, § 4). Il est encore question du tombeau de saint Maiimin au chapitre xcxiii du De gloria confessorum,

9. Vitae Patrum, c. xvii, § 6. — De gloria confessorum, c. xcxiv.

CIVITAS TREVERORUM. 369

trum Co7iflue7itis^ et Grégoire, qui Ty alla voir, dit à ce propos que le casti^m est ainsi nommé de sa situation au confluent du Rhin et de la Moselle*. Le castrum Confluentis est donc certainement le même lieu que Coblenz, aujourd'hui chef-lieu de régence dans la Prusse Rhénane.

EPOSIUM, castrum. — C'est en ce lieu que notre historien, au retour de son ambassade à Coblenz, rencontra le diacre Wulfilaïc (saint Walfroy), qui le mena à son monastère^. Eposium est mentioimé dans deux documents de l'époque romaine : l'Itinéraire d' Antonin le nomme Epoissum vicus^ et en fait une station de la voie de Reims à Trêves, située à vingt-deux lieues gauloises de Voucq et à vingt d'Arlon^; la Notitia dignitatum le place sous le nom Epusum dans la Première Relgique et l'indique comme résidence du préfet des Laeli Acti *. Sa dénomination s'est conservée dans tout le moyen âge sous la forme Yvois^^ et c'est seulement en 1662 que Louis XIV changea ce nom en celui de Carignan, après avoir donné la terre d'Yvois et ses dépendances à Eugène- Maurice de Savoie -Carignan, comte de Soissons.

SAXCTI MARTINI basilica, octo millibus ah Eposio Castro. — Cette basilique, ou ce monastère, qui renfermait des reliques de saint Martin et d'autres saints, était située sur le territoire de Trêves, au sommet d'une montagne, à huit milles environ du château d'Yvois. Son fondateur, im diacre lombard, du nom de Wulfilaîc, avait du déraciner en ce lieu le culte que les paysans rendaient à Diane, dont il détruisit l'immense statue °.

Le monastère de Saint-Martin fut ruiné à l'époque carolingienne, et en 979 Tévêque de Trêves, Egbert, transféra à Yvois

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