‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 345 sur 597 · Ibid., c. ix-xii · texte numérisé non relu

Ibid., c. ix-xii

11 ne peut s'élever de doute sur la région où était situé le castrum Vabrense. On doit évidemment le chercher dans le pagus Wahrensis^ qui tirait son nom d'une vaste région forestière, la Woëvre, dont remplacement était indiqué avant la Révolution par l'archidiaconé de Woëvre, Tune des quatre divisions principales du diocèse de Verdun. De nos jours, le nom de Woëvre est plus particulièrement appliqué à une forêt de la rive droite de la Meuse, au sud-est de Stenay. D'anciens [auteurs, Valois entre autres*, ont cru, à la vérité, que le pagus Wabrensis devait sa dénomination au castrum Vabrense ; mais il semble cependant que castrum Vabrense est un nom commun par lequel Grégoire a voulu désigner la forteresse improvisée par les conjurés dans le pays de la Woëvre ; par conséquent, la recherche de remplacement précis du castrum n'en est que plus difficile. A notre avis, la question est presque insoluble dans l'état actuel de la science, et Ton doit se borner à indiquer les diverses opinions émises à ce sujet.

Richard de Wassebourg, qui écrivait au xvf siècle, rapporte que, selon divers auteurs, le castrum Vabrense ne serait pas différent d'Hattonchâtel^ (Meuse, arrondissement de Commercy, canton de VigneuUes) ; mais ce village, situé à neuf lieues sud-est de Verdun, devait son origine à un castrum construit au milieu du ix*" siècle par Hatton, évêque de Verdun, dans une partie de son diocèse étrangère à l'archidiaconé de la Woëvre^. Cependant il est possible que lepagi/s Wabrensis se soit étendu jusquelà ; toutefois la colline sur laquelle s'élève Hattonchâtel devaif, en tout cas, être voisine de la limite de ce pays, ce qui aurait pu permettre à Grégoire de l'appeler castrum Vabrense. On ne retrouverait pas du reste l'église de Saint-Martin à Hattonchâtel, car Téglise de ce lieu, dédiée depuis longtemps à saint Maur, avait d'abord été consacrée à saint Jean-Baptiste, si Ton en croit Wassebourg*. Il n'y a donc pas lieu de discuter plus longtemps

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