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Gallia christiana, t. 111, col

4. Notamment dans la lettre du pape Zacharie, qui, en 748, désigne Tungris comme Tun des suffragants de Mayence érigée en métropole (voyez plus haut, page 181, note).

5i Historia Francorum, 1. U, c. v.

CIVITAS TUNGRORUM. 387

tion urbSj et va jusqu'à commettre un anachronisme en faisant un évêque de Maastricht [episcopits Trajectensis) d'Aravatius, qu'il montre cependant établi à Tongres*. La vieille cité est aujourd'hui le chef-lieu d'un des arrondissements du Limbourg belge.

Aucun document ne fait connaître le sort de Tongres à la suite du partage de l'empire franc en 511, et si nos cartes attribuent alors cette ville au royaume de Soissons, c'est uniquement en raison de l'exiguïté de cet Etat qui, en dehors de la civitas Tunrgrorurriy ne comprenait guère que sept ou huit des cités de la Francid^. Il n'est pas permis, en revanche, de placer Tongres en dehors du royaume d'Austrasie sous les fils de Clotaire P', puisque la villa Belsonancum ^ qui en dépendait, était une des résidences de Childebert IP.

TRAJECTENSIS urbs. — » Le nom de cette ville, Trajectum^ emprunté à la circonstance du passage de la Meuse par la voie antique reliant Tongres à Cologne, s'est perpétué jusqu'à nous sous la forme Maastricht, c'est-à-dire « Tricht sur Meuse *». Au temps de Grégoire, Maastricht était la résidence ordinaire des évêques de Tongres : c'est pourquoi notre auteur le qualifie urbs^. C'est là que mourut, vers 450, l'évêque Aravatius (saint Servais), au lendemain du jour où il quittait la ville épîscopale de Tongres, et c'est en ce lieu, auprès du pont de la voie publique, que le bienheureux pontife reçut la sépulture. Un oratoire construit en planches et souvent renversé pai' le vent fut, pendant plus d'un siècle, le seul temple élevé par la piété des fidèles sur ce tombeau, qui, dans la seconde moitié du vi"" siècle, fut transporté par l'évêque Monulf dans une grande église [magnum templum) qu'il avait fait bâtir en l'honneur de saint Servais^.

' \. De gloria confessorum, c. Lxxtf. — Cf. Historia Francorum, 1. U, c. v. â. Tournai, Cambrai, Thérouanne, Boulogne, Ârras, Noyon, Soissons, et peut-être Laoïii

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