Ibid., 1. V, c. m; 1. X, c. ii
aVlTÂS SUESSIONUM. 39S
Grégoire décore du titre de rex Romanorum. Syagrius résidait à Soîssons* ; mais, vaincu par Clovis eu 486, il fut livré à ce prince par le roi des Wisigoths, auquel il avait demandé un asile,* et il ne tarda pas à périr de mort violente dans sa prison.
A la mort de Clovis (5H), Soissons devint le siège de Clotaire, le plus jeune des quatre fils du conquérant', et ce prince conserva une prédilection pour les villas royales du Soissonnais, même après que la mort des autres héritiers de Clovis Peut rendu seul maître du pays soumis aux Francs. Ainsi Tévêque de Tours témoigne qu'il mourut à Compiègne' et que ses trésors étaient déposés à Berny*.
Soissons fut encore désigné par le partage de 561 comme la capitale de Tun des quatre royaumes francs. Il échut alors à Chilperic ; mais ce prince et son successeur, Clotaire II, que les historiens modernes désignent par le titre de roi de Soissons, durent laisser par plusieurs fois, et pendant de longues années, leur ville royale au pouvoir du roi d'Austrasie. Peu de temps après la mort de Clotaire P% et tandis que Sigebert était occupé à combattre les Huns, Chilperic envahit les États de son frère, qui, de retour en France, s'emparant de Soissons, réduisit son adversaire à la fuite. Le roi d'Austrasie garda certainement en son pouvoir le siège royal de Chilperic : Grégoire le montre, en effet, résidant à Berny vers Tannée 573* et construisant, au faubourg de Soissons, l'église de Saint-Médard, dans laquelle il fut enseveli en 575«.
* Ce fut seulement en suite de la mort tragique de Sigebert que Chilperic rentra en possession de Soissons. L'époux de Frédegonde vint alors dans cette ville, accompagné de son fils Mérovée^. Soissons eut bien à repousser vers cette même époque, avec l'appui de son souverain, une attaque d'un parti d'Austra-