Historia Francorum, 1. IV, c. xix, xxi, li; 1. V, c. m
9. Ibid,, 1. V, c. XXXV. Il est aussi question de cette basilique au livre IX, c. ix.
aVITAS SDESSIONUM. 395
Révolution, en qualité d'abbayes de Tordre de Saint-Benoît*,
BRENNACUS, villa. — La plupart de nos lecteurs connaissent la description de l'habitation royale de Braine, par laquelle Augustin Thierry commence ses brillants Récits des temps mérovingiens ; mais il n'est pas sans doute venu à l'idée de beaucoup d'entre eux de douter de l'existence de ce palais. Elle n'est cependant rien moins que certaine , car la science moderne ne peut admettre que le nom de Braine ^ soit la traduction de celui de Bî^ennacus qu'on rencontre chez Grégoire de Tours.
La célèbre villa des rois mérovingiens figure dans cinq chapitres de VHistoria Francorum^ où elle est indifféremment désignée sous le nom de Brennacus et de Brinnacus. Elle était déjà, au milieu du vi* siècle, au nombre des villae du roi Clotaire, et en 561 , après la mort de ce prince, Chilperic, l'un de ses fils, s'empara des trésors qui y étaient amassés^. Douze ans plus tard (vers 573), Sigebert, roi d'Austrasie, résidait à Brennacus^ et le difierend d'Andarchius et de l'Arverue Ursus y fut porté devant lui*. Brennacus passa ensuite des mains de Sigebert dans celles de Chilperic, et en 580, à l'époque où une violente épidémie désolait la Gaule, deux des fils du roi de Soissons furent atteints par la maladie dans cette villa^ d'où l'un d'eux, après que son frère eut succombé, fut transporté mourant à la basilique de Saint-Médard de Soissons^. Vingt jours avant cet événement, le roi Chilperic avait réuni à Brennacus un concile pour juger le débat existant entre Grégoire lui-même et le comte de Tours, Leudastès^.
On rencontre encore le nom de la villa Brennacus chez d'autres écrivains de l'époque frauque. Le poète Fortunat'' et le bio-
1. Il ne reste plus rien aujourd'hui de Tabbaye de Saint-Grépin. Un institut de sourds-muets occupe remplacement du monastère de Saint-Médard, dont il ne subsiste plus que les vastes cryptes.
2. Nous écrivons Braine, de préférence à Braimêy forme admise par l'administration.