‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 365 sur 597 · Bouquet, t. Il, p · texte numérisé non relu

Bouquet, t. Il, p

graphe de saint Yrieix* en parlent sous le nom de Brinncunis. L'auteur des Gesta regum Francbrum^ contemporain de Théoderic IV (720-737), rapporte que la reine Frédegonde, ayant appris Tinvasion du Soissonnaîs par l'armée burgundo-austrasienne, vint ad Brinnacum villam^ et qu'elle y ejchorta les guerriers francs au combat*. Enfin, sous Tannée 754, un des continuateurs de Frédegaire désigne Bemacus^ villa publica (alias Brennacus)^ comme le lieu où Pépin réunit rassemblée générale des Francs^.

Tous les critiques qui se sont occupés de remplacement de Brennacus rapportent les faits dont renonciation précède à une seule et même localité. L'unanimité a été moins grande siu* le nom moderne de la villa royale ; cependant, dès le xiii® siècle, on traduisait ce nom par Braine, et cette traduction, admise dans les Chroniques de Saint-Denis*, passa de là chez tous les historiens sans exception, jusqu'au commencement du dernier siècle : on doit citer surtout, parmi les érudits qui l'adoptèrent, Fauchet, Sanson, Valois et Mabillon. C'est en 1719 que Tabbé de Longuerue s'inscrivit contre cette attribution : suivant cet écrivain, Brennacus ne pouvait produire en français autre chose que Brenay ou Bemay^ et le nom Brama ^ sous lequel Flodoard désigne Braine dès Tannée 930, serait le véritable nom latin de cette petite ville ^.

Le raisonnement de l'abbé de Longuerue était fort juste; aussi fut-il reproduit en 1739 dans le Dictionnaire géographique de La Martinière ^. Depuis, l'abbé Lebeuf entreprit de développer

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