Historia Franconim, 1. VI, c. xxxvii
3. H. Hofdier, Histoire ecclésiastique des Francs par saint Grégoire, t. II, p. 410. A. Histoire de Verdun et du Verdunois, t. I", p. U4-U5.
CIVITAS CATALAUNORUM. 407
d'une lieue de la source de TAisne, ce qui ne permet pas d'y reconnaître le lieu du martyre de saint Louvent.
Parmi les douze églises du diocèse de Chalonsque nous savons avoir jété consacrées à saint Louvent*, il n'en est pas une seule dans la vallée de l'Aisne; toutes au contraire, à l'exception de Pocancy, se rencontrent dans la vallée de la Marne, ou à moins de trois lieues de cette rivière, entre Joinville et Vitry. La partie méridionale du diocèse de Châlons, le pays situé au sud de la villa PonticOj nous est ainsi indiquée comme la contrée où le culte de saint Louvent, en raison sans doute du voisinage de ses reliques, eut une sorte d'épanouissement, et il paraît dès lors que
le nom Aarowa figure, dans le récit de Gregoire, pour Matroiia^ la Marne.
Cette correction est justifiée, au reste, par la Vie de saint Louvent que les Bollandistes ont publiée d'après un bréviaire manuscrit de Châlons. On lit dans ce document que les meurtriers de Tabbé de Saint-Privat jetèrent sa tête m flumen Matrone'^ ^ et que les restes du martyr reçurent la sépulture dans une basilique dédiée à saint Remi^.
Une charte en date de 1062 signale le lieu précis du meurtre et de la sépulture de saint Louvent, comme voisin du caslrum Mediolanense y aujourd'hui Moëlain (Haute-Marne, arrondissement de Vassy, canton de Saint-Dizier), en rapportant cette tradition, évidemment erronée, qu'une église consacrée au saint Sépulcre, . à sainte Marie et à saint Etienne, avait été édifiée auprès de Moëlain par Louvent, qui aurait habité là jusqu'au jour de son • martyre*. Depuis longtemps, cependant, les reliques du bien-
i. Ce sonl celles de Pocancy (doyenné de Châlons); de Bignicourt-sur-Marnc, Blaisesous-Arzil Hères, Ciayes, Frignicourt, Hauteville, Saint-Louvent et Vaucler (doyenné dePerlhes); d'Altancourt, Rrousseval, Chancenay el Fonlaine-sur-Marne (doyenné de Joinville).
2. Le manuscrit utilisé par les savants éditeurs des Adn i>anctorum porte in flumen Mateone (pour Matrone)^ ce qui a donné lieu à cette plaisante note : c Mateone pro AjTOTia.Forlelegendum iniexiuAaeonajproui occurritin Spruneri XahulB,.^ (Acta sanctoruirty t. IX Octobris, p. 612.) Les révérends pères n'ont pas songé c\u'Aaeona pour l'Aisne ne pouvait être chez Spniner qu'une faute du graveur.