‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 371 sur 597 · Fredegarii Scholastici Chronicum, c. r.xix · texte numérisé non relu

Fredegarii Scholastici Chronicum, c. r.xix

40f> LA GAUrj: AU SIXIÈME SIÈCLE.

fluvium Saltum et Bruscionem^. Il ne peut donc être élevé aucune objection sur l'identité de Ponticoei de Pont hion (Marne), village du Perthoîs, situé entre la Saulx et la Bruxenelle.

SANCTI LUPENTII tumulcs. — Lupentius, abbé de Saint-Privat de Mende, accusé en 584 par Innocent, comte de Gévaudan, du crime de lèse-majesté, fut mandé par la reine Brunebaut et parvint à se justifier; mais il ne tarda pas à être repris par sou ennemi, qui le mena à la villa de Pontbion (Marne). Redevenu libre une seconde fois, il retournait dans son pays et venait de planter sa tente sur les bords d'une rivière, — TAisne, au dire de Grégoire, — lorsque -le comte Innocent, se précipitant de nouveau sur le saint homme, lui coupa la tête. Cette tête, placée dans un sac chargé de pierres, fut, ainsi que le reste du corps, jetée dans la rivière ; mais bientôt Tun et l'autre furent retrouvés et on les réunit dans un même tombeau. Moins de dix ans après cet événement, c'est-à-dire à Tépoque de la rédaction de XHistoria Francorum^ on prétendait qu'une lumière divine paraissait souvent au lieu de la sépulture de Louvent, et que si un malade priait avec confiance auprès de ce tombeau, la santé lui était rendue*.

On s'est étonné, avec raison, de voir figurer l'Aisne {Xxonii) dans le récit de la mort de Louvent, car le saint abbé pouvait difficilement rencontrer l'Aisne en se rendant de Pontbion à Mende, puisque cette rivière ne coule pas à moins de huit Ueues de Ponthion. Certains érudits ont pensé que Grégoire pouvait avoir omis quelques circonstances qui expliqueraient la présence de Louvent dans la vallée de l'Aisne^: ainsi l'abbé Clouet, par exemple, n'hésite pas à considérer l'église de Saint- Louvent de Rembercourt-les-Pots (Meuse, arrondissement de Bar-le-Duc, canton de Vaubécourt) comme occupant l'emplacement du tombeau dont parle Grégoire* ; mais il ne remarque pas que Rembercourt est situé auprès de la Chée naissante et à pUis

\, Bouquet, t. IX, p. 501.

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