Ibid., p. 146, et la carte qui accompagne le volume
6. Dissertation dans laquelle on recherche depuis qu^l temps le nom de France..., p. 70.
7. Rousson est appelé Hossem en 11 50 et Rossom en 1174 {(iuenim, Dictionn, topogr. dudéppar. de l*Yonne, c. ex). La présence de Vm finale à la place de Vn actuelle nioiUre que la forme latine de ce nom était alors Rossomuni, alltVation franque de
i\S LA GAULE AU SLXIÈME SIÈCLE.
§ 9. — CIVITAS SILVANECTENSIUM.
Silvanectis^ (Senlis) et le territorium Silvanectense'^ autrement dit urbs Silvanectensis^ , sont nommés l'un et l'autre dans l'Histoire des Francs.
En 561, la cité de Senlis fut comprise dans le lot assigné à Charibert, roi de Paris, et déjà, sans doute, le partage de 5 H l'avait attribué à Childebert, dont le siège royal était également Paris. Mais, après la mort de Charibert, elle fut divisée par tiers entre les héritiers de ce prince*. Cet état de choses ne semble pas avoir duré plus de huit années, car après le meurtre de Sigebert, Chilperic s'empara probablement de la totalité du Senlisien, qui confinait à la cité de Soissons, de même qu'il se rendit alors seul maître du Parisis, jadis partagé entre les trois rois francs : la présence de l'évêque de Senlis, Mallulf, dans le voisinage de Chelles, au moment où le roi de Soissons tombait sous le poignard des assassins, en S84, le soin que ce prélat prit des funérailles du défunt^, semblent indiquer en effet que Senlis obéissait alors au mari de Frédegondc.
A la faveur de la minorité du jeune héritier de Chilperic, Childebert II, fils de Sigebert, replaça sous son autorité quelquesuns des territoires qui lui avaient été enlevés par son oncle. Il s'empara sans doute alors de la cité de Senlis tout entière, dont la possession lui fut assurée par le traité d'Audelot (o87), à la condition que le tiers austrasien du Ressoutois appartiendrait à Contran, en échange du tiers bourguignon de Senlis®.
RossomaguSy comme Noviomum el Rotomum sont des altérations de Noviomagus et de Rototnagtis.