‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 384 sur 597 · Ibid.t 1. VI, c. XLVi · texte numérisé non relu

Ibid.t 1. VI, c. XLVi

6. Ibid. y 1. IX, c. XX. — Le traité d'Andelot n'est pas cependant des plus clairs en ce qui concerne le Senlisien. Il y est dit d'abord que Childebert retiendra désormais en sa puissance les deux tiers de Senlis : c Pari conditionc civitates Meldis, et duas portiones de Silvanectis...» doninus Childebertus rex cum lerminis a praesenti die suae viudicet potestati » ; tandis que, plus loin, le tout est concédé à ce môme prmce : € Simili modo convenit, ut SilYancclis domnus Childebertus in intenfritaie teneal, el quîtn-

OIVITAS AMBIANENSIUM. 419

§ iO. — CIVITAS AMBIANENSIUM. .

La donation de Megium (le Mesge, Somme, arrondissement d'Amiens, canton de Picquigny) faite à l'église d'Amiens par le roi Childebert*, est une preuve que la cwiias Ambianensium fut comprise en 511 dans le royaume de Paris et non dans celui de Soissous. Nous ne savons si, lors du partage de 561, cette cité appartint d'abord au nouveau roi de Paris, Charibert, mais il est certain qu'elle fut depuis possédée parChilperic : en effet, la reine Frédegonde usa de son influence pour faire appeler saint Évroul à la direction du monastère de Saint-Fuscien, situé dans le faubourg d'Amiens^.

Grégoire parle d'Amiens à propos d'un oratoire élevé à la porte de ville {in pointa Ambianensi)^ auprès de laquelle saint Martin avait jadis donné une partie de son manteau à un pauvre. Cet oratoire, dédié au vénérable prélat et desservi à la fin du vi*' siècle par de pauvres religieuses dont le monastère est qua- . lifié cellula^y fut connu depuis sous le nom de Saint-Martin aux Jumeaux*; son emplacement était occupé au temps de Ruinart par le couvent des Célestins^. Une inscription placée sur une colonne, au milieu du chœur de l'église, rappelait le souvenir de l'épisode le plus populaire de la Vie de saint Martin ; elle a

tum tertia dooiui Guutchramni exiiidc débita competit, de terlia domni Cbildeberti, quae est in Rossontensi, domni GuDtchramni partibus compensetur. > Gontran ne se souvient cependant qae de la première de ces clauses, lorsque, en 588, il se plaint ù Grégoire, alors ambassadeur du roi Childebert, de ce que sa part du Senlisien ne lui a pas été rendue : c Pars mea de urbe Silvanectensi non redditur 9 ; ce à quoi l'envoyé du roi d'Austrasie répond par l'offre d*un partage immédiat du pays litigieux : c Si ad divisîoneni Silvaneclensem vis mitterc, non tardetur. > (Ibid.)

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