‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 385 sur 597 · Voyez plus baut, page 109, note · texte numérisé non relu

Voyez plus baut, page 109, note

2. Vita sancti Ebrul/iy apud Mabillon, saec. I, p. 367. On attribue cet écrit au \* siècle.

3. Miracula beati Martini, 1. l*^ c. xvii. — Sur le passage de saint Martin à Amiens et la fameuse anecdote à laf]uelle Grégoire fait ici allusion, voyez Sulpice Sévère, Vita sancti Martini, § 2.

4. < Ecclesia sancti Martini preciosissimi confessons Christi, que dicitup ad Gemellos, que eliam honorilice fundata est in eadem parle noslre civitalis eodemque loco in quo prediclus confessor Cbristum in specie pauperis clamidis sue parte vestivit. > (Charte de 1145 transcrite au Cartulaire de Saint-Marlin aux Jumeaux, f° 2 r« : ce cartulaire fait partie des Archives départementales de la Somme.)

5. Ruinnri, Gregorii episcopi Opéra omnia, col. i0i9, note a.

été reuouvelée de nos jours par les soins de la Société française d'archéologie, au palais de justice, qui remplace l'ancieuue maison célestine.

§ H. — CIVITAS MOIUNORUM.

11 n'est pas question de la civitas Morinorum dans les écrits de Tévêque de Tours, mais seulement de ses habitants, les Taraben- ?iensesy ainsi nommés de Thérouanne, le chef-lieu des Moriiis.

Les Tarabermenses , qui obéissaient à Chilperic, circonvinrent en 577 Mérovée, fils de ce prince, en lui promettant d'abandonner son père et de se soumettre à lui s'il voulait se rendre dans leur pays : ils le déterminèrent ainsi à quitter la retraite où il se dérobait à la colère paternelle. On sait ce qui arriva : Mérovée, emprisonné dans une maison pour être livré à Chilperic, préféra la mort à la captivité et se fit tuer par un de ses familiers * .

La civilas Morinorum avait déjà dû faire partie du premier royaume de Soissons sous Clotaire 1". A la fiu du vi*" siècle, elle était sans doute comprise dans le duché de Dentelin, que Clotaire II fut contraint de céder en l'an 600 au roi d'Austrasie.

§ 1-2. — ClVn AS BONONIENSIUAL

La civitas Bononiensiuniy qui peut-être avait déjà le même évêque que la civitas Morinorum, n'est pas mentionnée par Grégoire.

Ce que l'on sait du partage de la Francia sous les quatre fils de Clovis, en 511 , ne permet pas de placer Boulogne dans un autre royaume que celui de Clotaire V ; cependant on a attribué à cette ville des triens de Théodebert I", portant les lettres BO*, qu'il aurait sans doute été plus à propos d'attribuer à la ville de

Page 1