rfc/Vf.J.in,p. VI
4âl ' LA GAULE AU SIXIÈME SIÈCLE.
ville, au concile réuni à Orléans en 533 par les fils de Clovis, prouve que Vienne était passée dès cette époque de la domination bourguignonne sous la domination franque. L'un des successeurs de Julien, Hesychius, ayant pris part au synode austrasien de Clermont en 549, il semble en résulter que la civitas Viennensimn fit d'abord partie du royaume d'Austrasie, et que les années de règne de Clotaire 1*"' à Vienne, oii ce prince fut obéi pendant neuf ans aumoins^, commencèrent en 549 au plus tôt, en 553 au plus tard : le roi de Soissons se serait donc emparé de Vienne au détriment de son petit-neveu, Théodebald, jeune prince maladif*.
L'évêque de Vienne assista aux conciles réunis par le roi Gontran de 567 à 585 ; c'en est assez pour démontrer que le partage de 561 attribua la civitas Viemiemium au nouveau royaume d'Orléans ou de Bourgogne.
SANCTI FERREOLI basilica. — Grégoire, allant à Lyon, passa par Vienne, où il voulait prier sur le tombeau de saint Ferréol, qui renfermait, outre le corps de ce martyr, la tête de saint Julien, recueillie, après le supplice du patron de Brioude, par Ferréol, son ami. Viennois comme lui. Selon ce que le gardien du sanctuaire (aedîtuus) rapporta à notre historien, la basilique de Sainl- Ferréol avait été bâtie par les anciens au bord du Rhône ; mais le portique qui faisait face au fleuve était près de s'écrouler, miné par les eaux, lorsque Tévêque de Vienne, Mamert, prévint la ruine prochaine de l'édifice en construisant une autre basilique d'une construction élégante et de la même grandeur, où il transféra le corps du martyr^. Cette basilique, élevée vei's l'an 470*, était desservie par une congrégation de religieux qui, avec d'autres couvents voisins, faisaient partie des monastères
i . En effet, la cliarte de fondation du monastère de Saint-André le Bas, de Vienne, est datée de la neuvième année du règne de ce prince : c Anno viiii, régnante domino Lotario. » (Pardessus, Diplomata, chariae, l. I", p. 107.)